Aller au contenu principal
Autres Sports

Pochettino sort l'artillerie lourde avant le choc USA-Paraguay

Par Antoine Moreau··4 min de lecture·Source: Footmercato

L'entraîneur américain ne veut pas d'impair face au Paraguay. Après le 2-0 du Mexique, les États-Unis jouent gros pour confirmer.

Pochettino sort l'artillerie lourde avant le choc USA-Paraguay

Mauricio Pochettino n'a pas caché son intention : imposer d'entrée la loi du pays hôte. Trois jours avant d'affronter le Paraguay à Los Angeles, l'ancien coach de Tottenham et du Paris Saint-Germain a lâché un message très clair à ses adversaires du jour. Les États-Unis ne viendront pas discuter, ils viendront gagner. Et vite.

Le contexte n'est pas anodin. Le Mexique, autre nation organisatrice, vient de mettre à genoux l'Afrique du Sud (2-0) dans une démonstration de puissance et de maîtrise qui a rappelé que les favoris locaux entendaient bien profiter de l'avantage du terrain. Pochettino sait qu'à Los Angeles, devant une défense de Concacaf, il n'y a pas de droit à l'erreur. Laisser des points en route serait criminel. Humiliant, même.

BetBurger - Surebets et Valuebets en temps réel

Scanner professionnel de surebets et valuebets pour maximiser vos gains sportifs.

Découvrir BetBurger →

18+ | Les jeux d'argent peuvent être dangereux. Jouez responsablement.

La machine américaine rodée d'entrée de jeu

Ce qui frappe chez Pochettino depuis son arrivée à la tête des États-Unis, c'est la clarté du projet. Pas de tâtonnements, pas de phase de rodage. L'homme qui a porté Tottenham aux portes de la Ligue des champions puis mené le PSG au Brésil connaît exactement le tempo qu'il veut imposer. Son équipe doit être offensive, vertueuse en transition, et surtout capable de transformer chaque supériorité en occasion. Contre le Paraguay, ce n'est plus une requête, c'est un impératif.

Les États-Unis aligneront probablement une formation où la possession devient une arme. Pochettino déteste les équipes qui subissent et propose une défense passive. Ses effectifs offensifs américains ont l'étoffe pour écraser un bloc paraguayen sans doute très organisé mais techniquement limité. Le défi : ne pas tomber dans le piège du dédain. L'Amérique du Sud a donné plus d'une leçon à des favoris convaincus de leur supériorité.

Paraguay, la bête noire du doute

Mais qui est vraiment le Paraguay en 2026 ? Une équipe respectable, disciplinée, capable de tenir des blocs défensifs impressionnants, mais chroniquement en manque de créativité au moment d'attaquer. Historiquement, ce pays ne flirte jamais avec les sommets mondiaux. Ses trois présences en Coupe du Monde (1930, 1950, 1986) constituent déjà un palmarès honorable. Revenir en 2026, c'est déjà conquérir l'Amérique du Sud. Gagner des points ? C'est peut-être rêver trop haut.

Or Pochettino sait une chose que peu d'entraîneurs oublient : l'autocomplaisance tue les équipes nationales. C'est d'ailleurs ce qui a coulé nombre de sélections durant les éliminations précédentes. Le Paraguay a perdu tous ses matches lors de la dernière Coupe du Monde. Zéro point. Zéro gloire. Cette humiliation pèse. Et parfois, l'humiliation pousse à des performances inattendues. Voilà pourquoi Pochettino ne plaisante pas avec ce rendez-vous.

Los Angeles : la tribune des rois

Rejouer aux États-Unis, c'est aussi bénéficier d'une ferveur incomparable. Quarante mille supporters américains dans un stade en feu, c'est un 12e homme que le Paraguay ne possède pas. Pochettino aura étudié chaque détail : les conditions de pelouse, l'altitude si besoin, l'hygrométrie, le décalage horaire supposé de ses adversaires. Chaque gramme de sable compte quand on veut écraser un adversaire.

L'avertissement lancé par l'Argentin devrait donc se lire comme ceci : « Nous avons tout pour dominer. Nous avons le public. Nous avons la tactique. Nous avons la mentalité. Le Paraguay peut venir, mais il doit savoir qu'il affrontera une machine, pas une équipe en construction. » Voilà le message qui circule en coulisses chez les Américains.

Si les États-Unis plient contre le Paraguay, ce ne sera pas un accident : ce sera une crise. Car Pochettino a soudé ce groupe comme peu l'ont fait avant lui. Il y a une cohésion, une clarté, une volonté affichée. Le 2-0 du Mexique reste frais dans tous les esprits. Les hôtes ne peuvent se permettre que des victoires.

Ce qui se dessine à Los Angeles, c'est l'image de deux mondes qui s'affrontent : celui de la puissance organisée et de la richesse face à celui de l'humilité et du combat de survie. Pochettino a envoyé son message. Le Paraguay a intérêt à l'avoir bien reçu. Sinon, ce match risque de devenir un véritable carnage offensif.

Pour aller plus loin

Articles similaires