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Football

Neymar, le retour qui fait pleurer

Par Thomas Durand··5 min de lecture·Source: Footmercato

Convoqué pour la Coupe du monde 2026, Neymar Jr retrouve la Seleção trois ans après son dernier appel. Un comeback émotionnel pour l'attaquant de Santos, longtemps rongé par les blessures.

Neymar, le retour qui fait pleurer

Les larmes sur les joues de Neymar Jr ne trompent pas. Quand Carlo Ancelotti a annoncé sa convocation pour la Coupe du monde 2026 au Brésil, l'attaquant de Santos n'a pas retenu son émotion. Trois années sans porter le maillot jaune canari, trois années à combattre des blessures qui semblaient interminables, à se demander si ce moment reviendrait un jour — et le voilà de retour, sélectionné par le nouvel entraîneur de la Seleção pour affronter l'enjeu majeur de sa carrière restante.

Un retour attendu, presque improbable

Ney n'avait plus porté le dossard vert-or depuis novembre 2023, une absence qui en dit long sur les tourments physiques traversés. Depuis son arrivée à Santos en juillet 2024, après son passage au Al-Hilal saoudien, l'ailier s'efforce de retrouver une forme de régularité face à des adversaires brésiliens redoutables. Sa convocation par Carlo Ancelotti, nommé à la tête de la Seleção en septembre dernier, constitue un signal fort : le technicien italien ne renonce pas au talent brut de celui qui fut longtemps considéré comme l'héritier de Pelé et Ronaldinho.

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À 32 ans révolus lors du tournoi qatari de 2022, Neymar avait livré une Coupe du monde correcte sans pour autant marquer les esprits. Le Brésil avait échoué en quarts de finale face à la Croatie, une déception qui s'ajoutait à celle du titre manqué en 2014 et 2018. Depuis, chaque passage à l'infirmerie ressemblait à un compte à rebours funeste. Rupture du ligament croisé antérieur au Paris Saint-Germain, problèmes lombaires à Al-Hilal, puis ces blessures récurrentes qui limite son temps de jeu sous le maillot santista : la machine Neymar s'était enrayée progressivement. À un moment, beaucoup pensaient sincèrement que sa carrière internationale avait pris fin sans apothéose véritable.

L'émotion de Neymar face à la caméra d'Ancelotti symbolise bien cette trajectoire fracassée. Un joueur qui a illuminé trois Coupes du monde consécutives, qui a marqué plus de 75 buts sous le maillot de la Seleça, ramené à l'état de supplicant espérant une dernière chance. Le Brésil, de son côté, ne dispose pas du luxe du choix : en 2026, le tournoi se jouera au pays, et Neymar, blessé ou non, représente un potentiel de création que peu peuvent rivaliser. Ses 125 sélections comptent, ses capacités à déséquilibrer une rencontre aussi.

Ancelotti et le pari du retour émotionnel

Nommer Carlo Ancelotti à la tête du Brésil en remplacement de Dorival Júnior constituait déjà un pari audacieux pour la Confédération brésilienne de football. Le technicien italien, fort de son expérience dans les plus grands clubs européens (Real Madrid, Milan AC, Liverpool, Everton), arrive sans expérience réelle en sélection nationale et sans pratique du football sud-américain. Dès son premier mois, il ne cache pas son ambition : rebâtir une équipe capable de conquérir un sixième titre mondial, et surtout, exploiter les talents offensifs dont dispose le Brésil. Neymar entre dans cette vision régénératrice.

Le choix de maintenir Neymar dans les plans relève d'une philosophie bien définie. Ancelotti connaît le joueur pour l'avoir entraîné à Paris, où l'ailier avait produit des moments de football d'exception malgré des frustrations tactiques. À Real Madrid, l'Italian a toujours cru à la cohabitation entre expérience et jeunesse, entre talent consacré et talent en devenir. Sélectionner Neymar, c'est aussi accepter de gérer ses absences potentielles, ses phases de doute, et parier qu'à l'occasion d'une Coupe du monde, sur son propre sol, l'électricité de l'événement suffit à transcender les fragilités.

Depuis sa nomination, Ancelotti a dirigé le Brésil à dix reprises. L'équipe a connu des moments inégaux, avec des victoires précieuses et des revers instructifs face à l'Argentine ou l'Uruguay. Neymar, lui, avait simplement disparu de l'équation collective. Sa réintégration soudaine interroge sur la stratégie de gestion des effectifs chez la Seleça, mais elle répond aussi à une réalité : sans lui, le projet brésilien se prive d'une carte tactique majeure.

Le Mondial 2026 comme dernière fenêtre

Pour Neymar, la Coupe du monde brésilienne de 2026 ressemble à une dernière opportunité. À 34 ans à la fin du tournoi, il ne sera jamais plus proche d'une compétition mondiale incarnant son propre rêve enfantin : remporter la Coupe du monde au Brésil. C'est le script que Pelé a écrit en 1970, que Ronaldo a presque réalisé en 2002, que Ronaldinho a savouré en tant que leader en 2002 également. Neymar, malgré ses 125 sélections et son statut de figure de proue de la Seleça pendant une décennie, ne possède pas ce précieux trophée qui marque à jamais l'histoire personnelle d'un joueur brésilien.

Ses larmes lors de la notification d'Ancelotti traduisent une forme d'aboutissement émotionnel. Pas seulement la joie de retrouver le groupe, mais la conscience profonde que cette dernière fenêtre était en train de se fermer. À Santos, club où il tente de renaître au quotidien, chaque match revêt une dimension de rédemption. Le Championnat brésilien manque certes du prestige des grandes ligues européennes, mais il offre à Neymar la stabilité que le football européen et saoudien ne lui ont pas accordée.

Là réside le vrai suspense de cette Coupe du monde 2026 pour les observateurs impatients : un Neymar régénéré par son retour à la compétition brésilienne sera-t-il le catalyseur offensif que la Seleça espère, ou demeurera-t-il une variable d'ajustement, utilisée par touches pour préserver sa fragilité physique ? Ancelotti devra orchestrer ce retour sans illusions, en reconnaissant que Neymar n'est plus le joueur des grandes nuits parisiennes, mais en croyant fermement à ce qu'il peut encore apporter dans un mois de juin nord-américain où tous les calculs changent.

Le Brésil attend son sixième titre mondial depuis 2002. Neymar, lui, attendait simplement cette seconde chance que peu créaient encore possible. Désormais, les deux destinées sont entrelacées pour les six prochains mois.

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