La star brésilienne approche du terme de son contrat avec Santos. La presse sud-américaine évoque un retour aux sources vers un géant continental, loin des espoirs du Mondial 2026.
Neymar titube. Après des années de turbulences, d'aventures mal orientées et de blessures qui ont grumelé son prestige, le Brésilien voit enfin une porte de sortie s'ouvrir à Santos. Son contrat expire bientôt, et les rumeurs s'accélèrent comme des balles qui n'auraient plus besoin de pied pour traverser le terrain. La question n'est plus « où jouer » mais « peut-on encore joueur ».
Un géant continental en embuscade
Les échos venus de São Paulo, de Rio, de Buenos Aires disent la même chose : un club légendaire du continent surveille la situation. Pas un nom qui fait rêver par la Coupe du Monde — celle-ci s'éloigne déjà pour le garçon de 32 ans — mais une institution qui pourrait le ramener quelque part qui ressemble à du foot authentique. Loin des contrats stratosphériques d'Arabie, loin des promesses non tenues, loin de ce rôle de star déclinante qu'il traîne depuis son départ de Santos en 2009.
Neymar a brûlé beaucoup de cartouches. Paris Saint-Germain d'abord, où les 222 millions d'euros investis en 2017 ont fini par décevoir même les plus optimistes. Barcelone avant ça, où il a vécu ses heures de vraie gloire. Le Brésil ensuite, où les attentes nationales pèsent toujours comme une enclume. Et puis cette parenthèse saoudienne, Al-Hilal, qui l'a mangé vivant en quelques mois : 4 matchs seulement, zéro but, une blessure qui a conclu prématurément l'aventure du désert.
Son retour à Santos en 2023 devait sentir le sauvetage. Ça a senti le naufrage. Doucement d'abord, puis inexorablement. Quatorze buts en deux saisons avec le club où tout a commencé — celui qui lui a donné sa première vraie chance — c'est évidemment moins que suffisant pour un joueur de sa réputation. Moins que suffisant pour justifier les salaires colossaux qu'on continue à lui verser. Moins que suffisant pour croire encore à un renouveau.
Vers une dernière danse sud-américaine
Mais Neymar ne disparaît jamais sans traîner derrière lui un dernier acte. Un ultime rebondissement. C'est dans sa nature d'extraverti mégalomane qu'on ne peut pas entièrement mépriser. Donc oui, un géant sud-américain le guette. Pas pour le Mondial 2026 — la Seleção a probablement d'autres priorités que de parier sur un homme qui a raté la Coupe du Monde 2018 puis gâché celle de 2022. Mais pour continuer de exister médiatiquement, pour capter l'attention des supporters, pour transformer une fin de carrière en spectacle encore rentable.
C'est presque cynique, mais c'est la réalité du mercato continental. Les clubs ne sont plus que des fournisseurs de rêves visuels, et Neymar reste un vendeur de rêves. Même endommagé. Même moins rapide. Même moins décisif.
La presse sud-américaine ne révèle pas encore le nom de ce club presenti. Mais les candidats ne manquent pas : Flamengo, Grêmio, Corinthians, même les gros chevaux du continent. Chacun voudrait transformer cette signature en galvanisation émotionnelle. Chacun espère que Neymar, enfin chez lui, retrouverait ne serait-ce qu'une ombre de ses capacités anciennes. Trente pour cent du vrai Neymar d'il y a huit ans, c'est encore suffisant pour faire la différence en Libertadores.
- 222 millions d'euros : le montant du transfert au PSG en 2017, record mondial de l'époque
- 14 buts en 49 matchs avec Santos depuis son retour en 2023
- 4 matchs seulement disputés à Al-Hilal avant blessure grave
- 39 sélections sans titre majeur avec le Brésil depuis 2016
L'équation est simple : Santos ne peut plus le payer dignement. Le marché européen l'a craché. L'Arabie a fermé sa porte. Il reste donc cette traversée du désert subtropical où Neymar pourrait au moins garder les murs chauds et le public nostalgique. Ce n'est pas une renaissance. C'est une survie. Et même ça, désormais, c'est une victoire.