Le consultant de RMC Sport dénonce l'organisation calamiteuse du Mondial 2026. Un coup de gueule qui résume la frustration croissante des observateurs face aux dysfonctionnements.
La Coupe du Monde 2026 s'est à peine mise en route que déjà les critiques pleuvent. Et pas des petites piques anodines. Daniel Riolo a lâché un véritable coup de tonnerre sur les ondes de RMC Sport, incapable de contenir son exaspération devant le spectacle chaotique que traverse actuellement le Mondial.
Pendant que les équipes nationales disputent leurs deuxièmes rencontres, le consultant vedette de la radio parisienne a mis à nu les failles béantes d'une organisation qui vacille de toutes parts. Ni les sourires de façade des responsables de la FIFA ni les promesses de dernière minute ne suffisent plus à masquer l'ampleur du débâcle. Riolo a frappé fort, et pour cause : ce qu'il dénonce, c'est l'absence manifeste de rigueur dans un événement censé être le plus grand tournoi planétaire.
Quand l'improvisation remplace la préparation
Ce qui déchaîne Riolo, c'est simple mais fondamental : une Coupe du Monde ne s'improvise pas. Or, depuis le coup d'envoi de cette édition 2026, les ratés s'accumulent comme les débris d'une implosion. Les installations demeurent incomplètes, les calendriers mirobolent, les conditions logistiques frisent l'inacceptable pour les délégations et les supporters. Pas une journée sans révélation d'un nouveau problème qui aurait dû être réglé deux ans avant le début du tournoi.
Le consultant explosif n'y va pas par quatre chemins : ce qu'il observe, c'est l'absence totale de planification digne de ce nom. La FIFA a confié l'organisation à plusieurs pays simultanément — une première pour un Mondial — et le résultat ressemble moins à une orchestration qu'à un accident de circulation permanent. Les équipes ne savent pas où elles vont jouer avec certitude, les arbitres reçoivent des consignes qui changent à la dernière minute, et les supporters font face à des tarifs d'accès qui explosent comme des feux d'artifice incontrôlables.
Riolo soulève un point qui traverse tous les observateurs avertis : on ne peut pas juste ajouter des nations et espérer que tout s'arrange. Passer de 32 à 48 sélections demandait une architecture entièrement repensée. Au lieu de cela, on observe une multiplication des problèmes où chacun pensait que le voisin s'occuperait de son côté de la barrière.
Trois ans de préparation sacrifiée sur l'autel de la cupidité
L'histoire de cette Coupe du Monde 2026 ressemble à celle d'un projet maudit. Dès l'attribution en 2018, les doutes planaient : trois pays, trois cultures, trois systèmes différents. Comment harmoniser une telle mécanique ? La réponse, c'est qu'on ne l'a pas fait, ou très mal.
Les trois nations organisatrices — États-Unis, Canada et Mexique — n'ont jamais vraiment travaillé en synchronisation. Chacun a suivi sa propre logique, ses propres intérêts commerciaux, ses propres calendriers. Le résultat ressemble moins à une collaboration qu'à une compétition trois contre trois où personne n'est d'accord sur les règles du jeu.
Ce que dénonce Riolo avec cette fureur caractéristique, c'est l'abandon complet des principes élémentaires de gestion événementielle. La FIFA a privilégié les revenus à court terme — plus de matchs, plus de public potentiel, plus de droits télé à vendre — sans penser un seul instant à la qualité de l'expérience globale. Les trois premières semaines du tournoi l'ont démontré crûment : les supporters attendent des heures aux guichets, les transports s'effondrent sous la charge, les hébergements font défaut dans les villes hôtes.
Pendant ce temps, les entraîneurs se plaignent des délais d'arrivée imprévisibles, les joueurs évoquent des conditions de préparation chaotiques, et les staffs médicaux se demandent comment gérer des équipes fatiguées par les trajets incessants. C'est dans ce contexte détestable que se joue une Coupe du Monde censée célébrer le football mondial.
Les conséquences sportives du fiasco administratif
Mais où Riolo enfonce vraiment le clou, c'est quand il établit le lien entre ce chaos organisationnel et les performances sur le terrain. Une mauvaise organisation tue la compétition, pas seulement administrativement mais sportivement. Les équipes qui auraient dû briller périclitent sous la fatigue des déplacements, tandis que les favoris logistiquement avantagedsv par les proximités géographiques creusent un écart déraisonnable.
C'est un scandale que peu osent énoncer clairement : cette Coupe du Monde 2026 n'offrira jamais les meilleures conditions de compétition. Elle aura produit un classement, certes, mais pas un vrai gagnant au sens sportif du terme. Le champion sera celui qui aura su gérer au mieux l'imprévisibilité organisationnelle, pas forcément le meilleur football du moment.
Riolo sait que critiquer la FIFA, c'est dangereux. Mais la colère du consultant reflète une lassitude croissante parmi les vrais amoureux du football : celle de voir la plus belle compétition du monde maltraitée par une bureaucratie cupide. Les deux premières semaines du Mondial ont confirmé ses pires craintes. Et on ne joue que les préliminaires.
À mesure que le tournoi avance, les problèmes vont s'amplifier. Les plus grandes équipes commencent à peine à affronter le système complètement saturé. Les phases finales, elles, s'annoncent chaotiques. La question n'est plus si ça va s'améliorer, mais comment le football survira à ce qui attend.