Aller au contenu principal
Football

Ansu Fati rêve de Coupe du monde, Monaco lui donne les ailes

Par Thomas Durand··4 min de lecture·Source: Footmercato

Trois buts en six matchs de Ligue 1 : Ansu Fati relance sa carrière à Monaco et pourrait bien figurer dans les plans de Luis de la Fuente pour la Coupe du monde 2026.

Ansu Fati rêve de Coupe du monde, Monaco lui donne les ailes

Trois buts en six journées de Ligue 1. C'est peu pour certains, énorme pour celui qui les marque quand on s'appelle Ansu Fati et qu'on traîne derrière soi l'étiquette de l'enfant prodige devenu fantôme. À 21 ans, l'ailier espagnol retrouve des couleurs. Et pas n'importe où : à l'AS Monaco, ce laboratoire du football français où les talents se réveillent ou se découvrent avant de partir conquérir l'Europe. Cette fin de saison, c'est plus qu'une simple série positive. C'est une respiration. C'est un homme qui sort enfin du tunnel des blessures et des regrets.

Quand Monaco devient le refuge des maudits du talent

Voilà cinq ans qu'Ansu Fati n'a cessé de décevoir ceux qui croyaient en lui. Le FC Barcelone l'avait promu au rang de « ídolo », ce joueur censé incarner l'avenir du club catalan. Les pépites du Barça, ça n'a pas eu besoin de beaucoup de temps pour convaincre : un but en équipe première à 17 ans, des comparaisons avec Mbappé circulant dans les rédactions anglaises. Et puis ? Les blessures. D'abord le genou en 2020, puis le reste. Ses passages au Brighton et à Seville n'ont rien changé : il restait ce talent gelé, ce qu'il aurait pu être plutôt que ce qu'il était.

BetBurger - Surebets et Valuebets en temps réel

Scanner professionnel de surebets et valuebets pour maximiser vos gains sportifs.

Découvrir BetBurger →

18+ | Les jeux d'argent peuvent être dangereux. Jouez responsablement.

À Monaco, les choses bougent. La principauté a le don de rendre aux joueurs ce que le destin leur avait pris. Trois buts en six matchs, ce n'est pas un hasard. C'est le signe que le corps répond, que la tête aussi. Louis Desmedt, entraîneur de l'AS Monaco, n'a pas vraiment eu à inventer la poudre. Il a simplement confiance. Assez pour lui donner du temps de jeu régulier. Assez pour laisser ce gamin espagnol exorciser ses démons sur le rectangle vert plutôt que dans les tribunes.

Luis de la Fuente vise large pour l'Amérique

En Espagne, on regarde. Forcément. Luis de la Fuente, le sélectionneur, a commencé à faire ses listes pour la Coupe du monde 2026 à États-Unis, Mexique et Canada. Le coach des Roja ne peut pas ignorer un joueur qui sort de trois mois de torpeur. C'est trop simple pour les critiques, mais c'est exactement comme ça que ça marche : un attaquant qui marque en club redevient sélectionnable.

Reste que l'Espagne regorge d'ailes de prestige. Gavi, Pedri, Ousmane Dembélé, les Rodriguez (Carlos et Alejandro). La concurrence n'a jamais été aussi féroce à ce poste. Mais Fati possède quelque chose qu'aucun d'eux ne peut revendiquer à cet instant T : l'affamé. Celui qui a faim comme on a soif. Celui qui sait qu'il ne peut pas se permettre de clignoter. La Coupe du monde 2026, c'est son dernier wagon. À 21 ans, il a déjà tout risqué, tout perdu, presque tout oublié. Il ne reste que la rébellion.

Un revival ou une dernière danse ?

La vraie question qu'on se pose, c'est la suivante : six matchs suffisent-ils pour forger une conviction chez un sélectionneur ? Pour Fati, ils suffisent déjà à redonner une lueur d'espoir. Mais pour De la Fuente, c'est encore maigre. Il faudrait que ça dure. Que ce soit pas un feu de paille, une belle fin de saison sans lendemain. Les entraîneurs nationaux, ils ne s'endorment jamais sur des débuts. Ils attendent les confirmations.

La belle nouvelle pour le jeune Madrilène, c'est que les semaines entre mai et juin, c'est du temps. Du temps pour marquer d'autres buts, pour prendre confiance en lui jour après jour. Du temps pour montrer à De la Fuente qu'Ansu Fati n'est plus juste un nom dans un fichier, mais un joueur qui a retrouvé ses sensations, sa rage. À Monaco, on sait que ces états de grâce ne tombent pas du ciel. Ça se cultive, ça se soigne, ça se défend.

D'ici à l'été, deux choses peuvent se passer : soit Fati continue sur cette lancée et force la porte de la sélection espagnole, soit il retombe dans l'oubli et les regrets. Entre ces deux extrêmes, il n'y a que du travail et de la volonté. Lui qui avait cru que sa carrière était finie à 19 ans comprend maintenant qu'elle ne fait que commencer. L'Amérique du Nord attend. Mais d'abord, il faut finir le boulot à Monaco.

Pour aller plus loin

Équipement football 🛒

Tous les guides →

Comparatifs détaillés et meilleurs prix sur les équipements football.

Outils & paris sportifs

Hub complet →

Articles similaires