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Football

Griezmann veut finir la saison en roi avec l'Atlético

Par Thomas Durand··5 min de lecture·Source: Footmercato

À la veille de la finale de la Coupe du Roi face à la Real Sociedad, Antoine Griezmann a affiché une détermination sans équivoque. L'attaquant français veut soulever un nouveau trophée avec les Colchoneros.

Griezmann veut finir la saison en roi avec l'Atlético

« Je veux gagner. » Simple, direct, sans fioriture. Antoine Griezmann n'a pas eu besoin de s'étendre longuement en conférence de presse pour faire passer le message. À quelques heures de la finale de la Coupe du Roi face à la Real Sociedad, l'attaquant français de l'Atlético de Madrid a posé ses mots comme une déclaration de guerre. Une finale, une ambition : repartir avec le trophée sous le bras et écrire un nouveau chapitre de sa légende à Madrid.

Le retour du fils prodigue et sa revanche sur le temps

Il y a des histoires qui n'ont pas besoin d'être inventées. Celle de Griezmann avec l'Atlético, c'est un roman à tiroirs que le football ibérique n'a pas fini de raconter. Parti en 2019 pour le FC Barcelone dans un transfert à 120 millions d'euros qui avait laissé des traces — et des rancœurs — côté Metropolitano, il est revenu en 2021 et n'a plus jamais lâché le maillot rouge et blanc. Depuis, il s'est réinstallé comme le patron technique de l'équipe de Diego Pablo Simeone, ce monument de cohérence qu'est le Cholo argentin.

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Cette saison encore, Griezmann a pesé. Pas avec des statistiques de buteur fou — il n'a jamais été ce profil — mais avec cette capacité rare à décider les matchs dans les moments qui comptent. Contributeur, décisif, collectif. Le genre de joueur dont une équipe a besoin quand les lumières sont au maximum. Et des lumières, il y en aura samedi soir à Séville, lieu de la finale de la Copa del Rey. Face à une Real Sociedad qu'il connaît intimement : c'est à San Sebastián, ville voisine de sa Bayonne natale, qu'il a forgé son talent avant d'exploser aux yeux du monde entier.

San Sebastián contre Griezmann, le duel des origines

La géographie du destin a ses ironies. Antoine Griezmann a grandi à Mâcon, mais c'est la Real Sociedad qui l'a lancé professionnellement, qui lui a fait confiance quand personne ne voulait de lui en France à l'âge de 14 ans. Il y a porté le maillot txuri-urdin pendant cinq saisons, de 2009 à 2014, inscrivant 52 buts en Liga avant de rejoindre l'Atlético. Ce club qui l'a tout appris, c'est précisément l'adversaire qu'il devra terrasser pour soulever la Coupe du Roi.

Un scénario que le cinéma n'aurait pas osé écrire. Et pourtant. Griezmann en est parfaitement conscient, lui qui a toujours entretenu un lien affectif fort avec le Pays Basque espagnol. Mais dans cette conférence de presse d'avant-finale, il a mis les choses au clair sans nostalgie excessive : samedi soir, il y a un trophée à aller chercher. La sentimentalité, ce sera pour après.

Côté Real Sociedad, Imanol Alguacil a construit une équipe solide, homogène, portée par le talent de Mikel Oyarzabal et la créativité de Martin Zubimendi, l'un des milieux les plus convoités d'Europe. Une équipe basque qui a le vent en poupe et qui aborde cette finale sans complexe. Les deux formations se retrouvent au sommet de l'Espagne dans un choc qui dépasse largement le cadre sportif — c'est un affrontement de cultures, d'histoires, d'identités footballistiques.

Simeone, Griezmann et l'obsession d'un dernier titre ensemble

Diego Simeone a 54 ans. Griezmann en a 33. Deux hommes qui avancent en âge dans le football de haute intensité, deux hommes qui savent que les fenêtres de trophées ne restent pas ouvertes indéfiniment. La Coupe du Roi représente peut-être la dernière chance de cette génération de remporter un titre majeur en Espagne, dans une Liga verrouillée depuis des saisons par le Real Madrid et le FC Barcelone.

Car en championnat, l'Atlético ne se bat plus pour le titre. Les Colchoneros termineront la saison loin derrière le Real Madrid, qui file vers un nouveau sacre. La Copa del Rey, c'est donc le dernier wagon à attraper. Le seul trophée encore jouable, la seule façon de transformer cette saison correcte mais sans éclat en exercice réussi. Simeone, qui a remporté deux Ligas, une Copa et une Supercoupe avec l'Atlético depuis 2011, sait ce que signifie soulever un trophée dans ce stade. Il sait aussi que son groupe a besoin de cette victoire comme d'une injection de confiance pour l'avenir.

Griezmann, lui, ajoute à cette dynamique collective une dimension personnelle. À 33 ans, les finales ne se refusent pas. Chaque trophée supplémentaire consolide un peu plus un héritage déjà considérable — champion du monde en 2018, champion d'Europe des Nations en 2021, Ballon d'Or bronze plusieurs fois, icône de son club depuis une décennie. Mais les joueurs de sa trempe ne se contentent jamais de ce qu'ils ont. Ils veulent plus. Toujours.

La finale de la Coupe du Roi s'annonce tendue, technique, à couteaux tirés entre deux équipes qui se respectent mais ne se feront aucun cadeau. Pour Griezmann, ce sera peut-être le rendez-vous le plus symbolique de sa carrière en club : battre l'équipe qui l'a formé pour offrir un titre à l'équipe qui l'a révélé au sommet. Si l'Atlético s'impose samedi soir à Séville, nul doute que le Français sera au cœur de la célébration. Et si ce n'est pas le cas, la question de l'avenir de Griezmann — sous contrat jusqu'en 2026 — risque de s'imposer avec une acuité toute particulière dès les premières heures de l'intersaison.

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