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Football

Real Madrid après l'élimination les têtes vont tomber

Par Thomas Durand··5 min de lecture·Source: Footmercato

Eliminé en quarts de finale de Ligue des Champions par le Bayern Munich, le Real Madrid entre dans une période de turbulences. Les décisions radicales s'annoncent.

Real Madrid après l'élimination les têtes vont tomber

Une saison blanche. Encore. L'élimination du Real Madrid face au Bayern Munich en quarts de finale de la Ligue des Champions a provoqué un séisme silencieux au sein du club le plus titré d'Europe. On ne siffle pas les merengues au Bernabéu impunément, et on ne rentre pas bredouille dans la capitale espagnole sans que les comptes ne soient réglés. Les règlements de comptes, justement, ont déjà commencé.

Quand le Bernabéu se retourne contre les siens

Il y a des nuits qui changent tout. Celle contre le Bayern Munich a eu cet effet dévastateur d'un miroir tendu face à une équipe qui croyait encore à sa propre légende. Le Real Madrid a été éliminé, certes, mais la manière a tout aggravé. Pas de combat, pas de sursaut d'orgueil, pas de cette folie collective qui avait renversé le PSG, Chelsea ou Manchester City par le passé. Juste une équipe qui semble avoir perdu le fil de sa propre histoire.

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Florentino Pérez, qui a bâti sa présidence sur la culture de la gagne absolue, ne peut pas laisser passer ça. Deux saisons consécutives sans Ligue des Champions, c'est une anomalie inacceptable dans la logique madrilène. Le président a toujours su transformer les crises en opportunités de refondation. Celle-là pourrait bien être la plus profonde depuis des années. Dans les couloirs de la Casa Blanca, les noms circulent, les bilans s'établissent et les comptes sont rendus.

Carlo Ancelotti est dans l'œil du cyclone. L'entraîneur italien, trois fois vainqueur de la Ligue des Champions sur le banc madrilène, n'est plus intouchable. Son contrat court jusqu'en 2026, mais dans le football de haut niveau, un bout de papier ne pèse pas lourd face à l'impatience d'une direction qui entend retrouver les sommets au plus vite. Plusieurs sources espagnoles évoquent désormais ouvertement une séparation cet été, quelques mois seulement après qu'Ancelotti ait recollé les morceaux en Liga la saison passée.

Le mercato comme seule réponse possible

Le Real Madrid ne pleure pas. Il recrute. C'est dans l'ADN du club. Chaque désillusion sportive majeure a historiquement été suivie d'un chantier colossal sur le marché des transferts. Cette fois, la donne est particulière, parce que l'effectif actuel n'est pas mauvais sur le papier — il est vieillissant, déséquilibré et surtout dépassé par ses propres standards.

Luka Modric, 39 ans en septembre prochain, joue ses derniers mois sous la tunique blanche. Son départ est acté dans les esprits même si officiellement, rien n'est dit. Eduardo Camavinga, Lucas Vázquez, Dani Carvajal — encore convalescent après une blessure au genou qui l'a tenu éloigné des terrains une grande partie de la saison — font aussi partie des dossiers ouverts. Le défenseur espagnol notamment, à 33 ans, ne peut plus être le titulaire indiscutable du couloir droit s'il ne retrouve pas un niveau de compétition suffisant.

En attaque, la question Kylian Mbappé revient avec une intensité nouvelle. L'international français, recruté en grande pompe l'été dernier, n'a pas encore conquis le Bernabéu comme il l'avait conquis le Parc des Princes. Ses statistiques — autour de 30 buts toutes compétitions confondues — sont correctes, pas transcendantes. Ce n'est pas le problème immédiat. Le problème, c'est que même avec Mbappé, Vinicius Junior et Rodrygo, le Real Madrid s'est fait éteindre par le Bayern Munich. Ce trio, censé faire trembler l'Europe entière, n'a pas suffi.

Alors Florentino regarde ailleurs. Les noms de Trent Alexander-Arnold, dont l'arrivée est quasi actée en provenance de Liverpool, et d'autres profils premium circulent avec insistance. Le Real Madrid veut reconstruire une ossature capable de tenir la distance sur 90 minutes, pas seulement sur trois ou quatre matchs en poule.

Ancelotti sur un siège éjectable, la succession en coulisses

Parler de successeur d'Ancelotti n'est plus un tabou à Madrid. C'était presque indécent il y a six mois, quand le technicien de Reggiolo semblait avoir trouvé le bon équilibre entre gestion des ego et résultats. Aujourd'hui, l'équation a changé. L'élimination en quarts de finale — au même stade que la saison précédente — a épuisé le crédit accumulé.

Dans les cercles proches du club, le nom de Xabi Alonso revient avec une régularité obsessionnelle. L'ancien milieu du Real Madrid, qui a réalisé des miracles tactiques avec le Bayer Leverkusen avant de prendre les rênes de Liverpool, représente le profil idéal pour Florentino : jeune, madrilène dans l'âme, formé à la culture gagnante. Le président a toujours eu un faible pour les symboles.

Jurgen Klopp, lui, est sur le marché depuis son départ des Reds. Son profil colle moins à l'ADN technique du Real Madrid, mais son palmarès parle pour lui. D'autres options, plus discrètes, existent. La décision finale appartient à Florentino Pérez, et lui seul sait quand il la prendra.

Ce qui est certain, c'est que le statu quo n'est plus une option. Le Real Madrid est une machine à gagner qui tourne en sous-régime depuis trop longtemps. Zéro Ligue des Champions en deux ans, une Liga qui leur a parfois échappé, et une génération de joueurs qui arrive à la croisée des chemins. L'été 2025 s'annonce comme l'un des plus agités de l'histoire récente du club. Florentino a déjà sorti son carnet de chèques. La question n'est pas de savoir s'il va frapper fort — c'est de savoir jusqu'où il est prêt à aller pour retrouver sa Ligue des Champions.

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