La FFF ne lâche rien face aux propos racistes de la sénatrice Celeste Amarilla. Philippe Diallo répond cash à celui qui voulait faire taire l'Équipe de France.
Il y a des moments où on se demande si certains politiques dorment vraiment. La sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla a cru bon de déverser ses ordures racistes sur Kylian Mbappé, et voilà que Philippe Diallo, président de la Fédération française de football, lui répond sans détours. Pas de langue de bois, pas de communication lisse — une mise au point qui claque.
On ne lâche rien, c'est le message que lance la FFF. Et franchement, c'était attendu. Comment réagir autrement quand une élue d'un pays membre de la FIFA pond des accusations aussi dégueulasses ? Mbappé, c'est l'une des plus belles vitrines du football mondial. Lui balancer ça à la figure, c'est cracher sur le ballon lui-même.
Qu'a vraiment dit cette sénatrice pour déclencher une telle réaction ?
Celeste Amarilla n'y est pas allée par quatre chemins. Ses déclarations ont visé Kylian Mbappé en mobilisant des stéréotypes racistes que beaucoup croyaient relégués aux poubelles de l'histoire. C'est le genre de toxines politiques qu'on préférerait ne jamais revoir, et qui pourtant resurgissent, régulièrement, avec la même prévisibilité écœurante.
Ce qui rend cette affaire particulièrement révoltante, c'est que ces propos ne sortaient pas d'un repaire obscur d'Internet. Non. Ils venaient d'une représentante élue du Paraguay, d'une institution censée incarner la démocratie et le respect. Quand des élues se permettent ce genre de débordements, on comprend vite comment se propagent les poisons. L'autorité légitime qui flanche, c'est le feu vert pour les autres.
Pourquoi la FFF campe-t-elle sur une ligne si intraitable ?
Philippe Diallo aurait pu choisir la fameuse méthode française : contourner, laisser passer, espérer que ça s'oublie. Pas son style. Le président fédéral a au contraire maintenu une position ferme et sans équivoque. Et c'est important de comprendre pourquoi.
D'abord, il y a une question de principe. Mbappé n'est pas n'importe quel joueur. À 25 ans, il cumule déjà 80 sélections pour l'Équipe de France et vient de franchir les 50 buts sous le maillot tricolore. Son talent est universel, reconnu sur les cinq continents. L'attaquer sur sa personne, c'est aussi attaquer les valeurs que la sélection française défend depuis des décennies : le dépassement de soi, la fierté du collectif, la diversité comme force.
Ensuite, il y a un enjeu institutionnel. Si la FFF pliat face à ce genre de pressions ou de provocations, elle enverrait un signal désastreux aux autres fédérations, aux autres gouvernements. Cedant les armes une fois, on ouvre la porte à tout. Diallo le sait. C'est pour ça que la riposte doit être claire et sans ambiguïté.
Il faut aussi noter que ces incidents ne sont pas isolés. Le football français a connu ces dernières années une série de scandales liés aux discriminations — des cris de singes dans les stades, des insultes homophobes, des appels au boycott. À chaque fois, la FFF a dû se positionner. À chaque fois, le doute s'est installé : la fédération tient-elle vraiment ? Diallo, lui, répond présent. Et c'est rassurant pour les joueurs comme Mbappé qui portent les couleurs nationales.
Quel message cela envoie-t-il au reste du football mondial ?
Quand le président de la FFF recadre fermement une sénatrice paraguayenne, ce n'est pas qu'une affaire franco-paraguayenne. C'est un message au système footballistique dans son ensemble : les discriminations n'ont pas droit de cité, peu importe qui les profère.
La FIFA regarde. Les autres fédérations aussi. Le football, c'est 200 pays. C'est 3 milliards de supporters potentiels à travers la planète. Quand on laisse pourrir des dossiers de ce type, quand on fait du vague ou du mou, on envoie le signal que le racisme, c'est gérable, qu'on peut contourner, qu'il suffit d'attendre que ça passe. Non.
L'Équipe de France a une responsabilité. Elle incarne quelque chose qui dépasse le simple résultat sportif. Elle est un symbole, comme l'a montré l'histoire depuis 1998 et au-delà. Quand Mbappé marque ou lève le trophée, ce ne sont pas que des buts ou des victoires — c'est la France entière qui se reflète dans ce maillot bleu. Un Mbappé serein, respecté, c'est une Équipe de France qui marche.
La fermeté de Diallo, c'est donc aussi un acte de protection. Protection de ses joueurs, protection de l'image de la fédération, protection du football français face aux agressions extérieures. Pas de complaisance, pas de négociation sur les principes. C'est le seul langage crédible dans cette situation.
Reste à voir si ce message sera entendu. L'histoire du football nous enseigne que certains ne renoncent jamais à leurs petites provocations. Mais au moins, la FFF aura posé un cap. Et tant que cette position tiendra, Mbappé et les autres pourront monter sur le terrain le cœur un peu plus léger.