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Football

Lavezzi se souvient du PSG qui a conquis l'Europe

Par Thomas Durand··4 min de lecture·Source: Footmercato

Ezequiel Lavezzi regarde vers le passé avec nostalgie. L'ancien Parisien loue la transformation du club et le respect gagné sur la scène continentale.

Lavezzi se souvient du PSG qui a conquis l'Europe

Quand Ezequiel Lavezzi parle du PSG, c'est avec la voix de celui qui a vécu la métamorphose. À 41 ans, l'attaquant argentin qui a porté le maillot parisien de 2011 à 2014 ne cache pas sa fierté d'avoir participé à l'un des chapitres les plus décisifs de l'histoire du club. Dans un entretien accordé à 90min, le Pocho revient sur ces années charnières où Paris a cessé d'être une équipe respectée pour devenir une puissance redoutée sur le continent.

Du projet ambitieux au respect acquis

À son arrivée en 2011, le PSG sortait d'une longue traversée du désert continental. Trois décennies sans victoire en Ligue des Champions. Le projet qatari venait à peine de débuter, les investissements massifs commençaient à peine à redessiner les contours du club. Lavezzi, recruté du Napoli aux côtés de Javier Pastore et Thiago Silva, incarne cette première vague de transformation. « Il y a eu énormément de changements », confie l'Argentin, conscient que ces trois saisons aux côtés de Neymar (arrivé en 2017), Mbappé et autres Cavani n'ont pas suffi à mettre Paris sur le toit du continent. Mais ce qui fascine Lavezzi aujourd'hui, c'est moins les trophées que le chemin parcouru.

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Entre 2011 et 2014, le Paris Saint-Germain a remporté deux Ligue 1 (2012-13, 2013-14), deux Coupes de France et deux Trophées des Champions. Des succès domestiques massifs. Mais surtout, le club a imposé sa présence sur la scène européenne avec une autorité nouvelle. Lavezzi a marqué 52 buts en 122 matches sous le maillot parisien, des statistiques qui ne racontent qu'une partie de l'histoire. Ce qu'il représentait, c'était cette combinaison argentine d'efficacité pragmatique et de créativité technique, la signature de la première époque du PSG transformé.

« Le respect que nous recherchions dès le premier jour », cela résume la quête parisienne des années 2010. Ce n'était pas une question de titres immédiats, mais de légitimité. Paris devait arrêter de se demander s'il était capable de battre les grands d'Europe. Avec la génération Lavezzi, ce doute a commencé à s'évanouir. Les clubs anglais, espagnols, allemands ont commencé à trembler quand le bus parisien arrivait.

La nostalgie d'une époque où tout semblait possible

Interroger Lavezzi sur cette période, c'est toucher à quelque chose de plus profond que la nostalgie sportive habituelle. L'Argentin a eu la chance de vivre le moment exact où le PSG s'est construit une identité offensive, une philosophie de jeu basée sur l'attaque et la domination. Son tandem offensif avec Thiago Silva en défense créait un équilibre qui, rétrospectivement, paraît presque parfait. Trois trophées de Ligue 1 en quatre ans, c'est la domination. Mais ce que personne n'oublie, ce sont ces nuits européennes où Paris a appris à vaincre face aux maîtres du continent.

Lavezzi reconnaît aussi l'impatience, cette caractéristique parisienne : vouloir tout, tout de suite. La Ligue des Champions, le Graal. Ce trophée a échappé au Paris de cette époque, pris en tenaille entre des Bayern Munich impérieux et des Barcelona à l'apogée de leur force. Mais le chemin était ouvert. Quand Neymar, Mbappé et Cavani sont arrivés, ils marchaient sur des chemins déjà tracés par la génération Lavezzi. Voilà pourquoi l'affection de l'Argentin pour cette période demeure intacte : il sait qu'il a participé à la fondation.

À 41 ans, Lavezzi jouit d'une vie retirée des projecteurs, mais ces souvenirs parisiens ne le quittent pas. Pas ceux de la défaite, mais ceux de la construction. Pas ceux des regrets, mais ceux de la fierté collective.

Un héritage qui façonne encore le présent

Aujourd'hui, quand Paris traverse des turbulences, quand les critics émettent des doutes sur la capacité parisienne à dominer, l'héritage de la génération Lavezzi revient toujours à la surface. Car ces trois années ont prouvé une chose définitive : le PSG n'est pas un club ordinaire, il est capable de mobiliser des moyens extraordinaires pour devenir extraordinaire. Le club a établi un standard de domination domestique qui perdure depuis : seul Lyon avec sept titres consécutifs de 2003 à 2009 a dominé plus longtemps la Ligue 1 que le PSG depuis 2011.

Les nouvelles générations de supporters parisiens ne connaissent plus un PSG sans ambitions continentales. C'est l'héritage direct de ces années 2010. Lavezzi, dans son témoignage à 90min, se fait l'historien de cette transformation. Pas avec l'amertume de celui qui aurait pu gagner plus, mais avec la satisfaction de celui qui a compris qu'il avait participé à quelque chose de plus grand que lui-même.

Le respect que recherchait le PSG en 2011 ? Il l'a gagné. Les trophées continentaux viendront peut-être, peut-être pas. Mais le club a définitivement imposé sa marque, son style, son ambition sans limites. Lavezzi en est le témoin de première main.

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