Avant France-Sénégal en Coupe du Monde 2026, Iliman Ndiaye entretient le suspense sur son avenir. L'international sénégalais ne ferme pas la porte à un retour à Marseille.
Iliman Ndiaye n'a pas tranché. Alors qu'il se prépare à affronter la France avec le Sénégal en phase de groupes de la Coupe du Monde 2026, l'ailier marseillais a préféré laisser flotter le doute sur ses intentions futures avec l'OM. En se confiant à France Football, le Sénégalais a glissé une formule qui résonne comme une promesse : « L'histoire n'est pas du tout finie avec l'OM. » De quoi relancer les débats autour d'une possible prolongation ou d'un engagement renouvelé avec le club phocéen.
Un contrat qui demande des clarifications
Ndiaye traîne depuis plusieurs mois une situation contractuelle qui n'inspire pas la sérénité côté Canebière. Arrivé à Marseille en 2023 en provenance d'Everton, l'international sénégalais dispose d'un engagement qui court jusqu'en juin 2027, mais les conditions de sa présence ne sont pas stabilisées. À en croire l'entourage du joueur, différentes options figurent dans son contrat, ce qui expliquerait cette prudence communicationnelle.
L'ailier de 27 ans marche sur des œufs. D'un côté, il sait que Marseille ne lui demande qu'une chose : confirmer qu'il souhaite rester dans la cité phocéenne et progresser aux côtés de De Zerbi. De l'autre, il ne peut ignorer que plusieurs clubs européens lorgnent sur son profil. Son rendement ces derniers mois a progressivement remonté — quatre réalisations en Ligue 1 cette saison après une année 2024-2025 plus chaotique — et les observateurs du football continental commencent à regarder dans sa direction.
Sa formule lors de cet entretien n'est pas anodine. Elle suggère qu'il existe encore des discussions en cours, peut-être même des ajustements contractuels à l'étude. Marseille a besoin de stabilité dans son secteur offensif, mais Ndiaye semble vouloir garder la main sur les développements futurs. Entre ambitions personnelles et projet collectif, la négociation implicite continue.
L'effet Coupe du Monde sur le marché des talents
Cette prise de parole intervient à un moment charnière de la saison. La Coupe du Monde 2026 approche et, pour un joueur comme Ndiaye, chaque match compte. Une excellente performance lors du tournoi en Amérique du Nord pourrait transformer son poids de négociation, que ce soit vis-à-vis de l'OM ou face à d'autres prétendants. Le Sénégal, placé dans le groupe face à la France, a des ambitions affichées dans cette compétition, et Ndiaye en est l'une des pièces maîtresses offensives.
Ce timing n'échappe à personne dans les arcanes du football. Quand un joueur laisse entendre que « l'histoire n'est pas finie », c'est souvent parce qu'il envisage sérieusement une suite. Marseille le sait et devra probablement accélérer sur le dossier de la prolongation ou de la clarification de son statut. Les deux prochains mois sont cruciaux : d'abord la Coupe du Monde qui pourrait rehausser sa cote, ensuite le mercato hivernal où les clubs anglais et allemands pourraient se manifester plus franchement.
Ses statistiques sur l'ensemble de sa présence olympienne racontent une adaptation progressive. Ndiaye totalise 18 apparitions en Ligue 1 cette campagne pour un bilan offensif modeste comparé aux attentes initiales, mais ses passages les plus probants en deuxième moitié de saison ont relancé la confiance. De Zerbi a su peaufiner son intégration tactique, ce qui crée un terreau favorable pour une vraie relance en 2025-2026.
- 27 ans, ailier franco-sénégalais, sous contrat jusqu'à juin 2027
- 18 sélections avec le Sénégal depuis 2023
- Quatre buts en Ligue 1 cette saison après une adaptation inégale
- Groupe de France-Sénégal en phase finale de Coupe du Monde 2026
La question demeure : Ndiaye veut-il vraiment poursuivre l'aventure à Marseille ou teste-t-il simplement le marché ? Sa phrase poltronne mais stratégique laisse supposer qu'il attend de voir comment la Coupe du Monde façonnera sa trajectoire. Marseille, elle, n'a pas le luxe d'attendre. Entre De Zerbi et la direction, il faudra accélérer le dialogue pour transformer cette promesse implicite en engagement écrit. Sinon, d'autres portes commenceront à s'ouvrir.