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Football

Arsenal rate le coche à Budapest, la course au titre s'accélère

Par Thomas Durand··4 min de lecture·Source: Footmercato

Menés par Havertz pendant une heure, les Gunners ont craqué face à Ferencváros en Ligue Europa. Un faux pas qui ravive les débats sur la régularité londonienne.

Arsenal rate le coche à Budapest, la course au titre s'accélère

Soixante minutes. C'est le temps qu'Arsenal a tenu avant de basculer à Budapest. Kai Havertz avait ouvert la marque contre Ferencváros en Europa League, donnant aux Gunners l'occasion de prolonger leur invincibilité continentale. Sauf que le football ne fonctionne pas toujours comme prévu, et c'est précisément ce qui s'est joué jeudi après-midi dans la capitale hongroise : une leçon sur la fragilité des certitudes.

Les réseaux sociaux se sont enflammés en temps réel. Les supporters anglais y voyaient déjà un symptôme plus grave, celui d'une équipe incapable de gérer ses avantages dans les moments chauds. D'autres, plus nuancés, rappelaient que personne ne jouait mieux que les Gunners en ce moment, que ces trois points auraient pu faire la différence en fin de saison. Le débat était là, bien réel, pas une querelle d'initiés.

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Havertz peut-il porter seul le poids de l'attaque Arsenal ?

L'ancien Bayer Leverkusen avait fait le job en première période. Vif, bien placé, il s'était présenté au bon moment pour pousser le ballon au fond. C'est son rôle depuis l'arrivée d'Arteta : être le pivot offensif, celui qui fait le lien entre le jeu construit et la finition. Sur un match européen d'Europa League, c'est généralement suffisant contre Ferencváros. Mais cette fois, ce n'a pas tenu.

La vraie question n'est pas tant sa performance isolée que sa capacité à créer des décalages dès lors que le système devient moins fluide. Arsenal a connu des passages compacts en deuxième période, des moments où le tempo baisse, où les automatismes deviennent moins évidents. C'est dans ces trous-là que les équipes prennent des buts. Havertz n'a pas pu à lui seul transformer ces phases critiques en occasions nettes pour Arsenal. Il lui aurait fallu du soutien offensif plus prononcé, des décalages plus rapides.

La profondeur offensive des Gunners pose question en cette fin de saison. Quand Gabriel Jesus n'est pas au rendez-vous, quand Martinelli traverse une période moins inspirée, c'est Havertz qui hérite de toutes les responsabilités. Jeudi soir l'a rappelé sans détour.

Que cache vraiment cette débâcle européenne ?

Arsenal joue sur deux fronts importants. La Ligue des champions ayant fermé ses portes plus tôt que prévu, l'Europa League est devenue un objectif tactique : la remporter pour accéder à la Ligue des champions d'office la saison prochaine. Ce match à Budapest, c'était donc un test de régularité en compétition européenne, pas un simple passage obligatoire.

Ce qui dérange dans ce revers contre Ferencváros, c'est le contexte. Arsenal est une équipe qui a mis du temps à construire sa crédibilité en Coupe d'Europe. Les débuts en Europa League avaient été laborieux. Progressivement, les Gunners avaient monté en puissance, affichant une maîtrise nouvelle. Ce faux pas intervient au moment où il ne faut pas, trois mois avant les phases finales.

Statistiquement, Arsenal reste sur les bons rails en championnat. Mais ces résultats aléatoires en Europa League créent des doutes. Les analystes en studios évoquent déjà le manque de profondeur d'effectif, la fatigue accumulée, les blessures. Aucune de ces explications n'est fausse. Seulement, à ce niveau, elles sonnent comme des excuses. Les équipes qui gagnent les compétitions trouvent des ressources là où d'autres abandonnent.

Le calendrier serré de janvier et février va mettre en lumière la vraie capacité d'Arteta à piloter simultanément plusieurs ambitions. Jeudi en Hongrie, cela n'a pas fonctionné.

Pourquoi les Gunners doivent tirer les conclusions rapidement ?

Il y a une fenêtre critique dans les saisons des clubs anglais : c'est celle où les décisions techniques se prennent avant l'accélération finale. Arsenal a encore des cartouches, des joueurs qui peuvent changer la dynamique. Mais attendre février pour repenser le système offensif serait une erreur. Le choc de Budapest doit servir de révélateur, pas de simple péripétie.

Sur le papier, les Gunners possèdent les ressources pour rebondir. L'effectif offensif compte des noms prestigieux. Le problème réside dans l'usage qu'on en fait, dans l'équilibre à trouver entre la domination de possession et la capacité à tuer les matches quand l'occasion se présente. Jeudi, cette équation n'a pas fonctionné.

Londres bouillonne déjà. Les débats vont bon train, les analyses se succèdent. C'est légitime. Mais ce qui compte vraiment, c'est la réaction. Arsenal aura l'occasion de montrer rapidement si ce revers à Ferencváros était un accident ou le symptôme d'une fatigue plus profonde. Les prochaines semaines répondront à cette question. Pour l'instant, le temps joue à nouveau contre les Gunners.

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