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Football

FAR-Sundowns - la finale africaine s'enflamme avant le coup d'envoi

Par Thomas Durand··4 min de lecture·Source: Footmercato

Une semaine avant la finale de la Ligue des Champions de la CAF, l'affrontement entre l'AS FAR et les Mamelodi Sundowns dégénère déjà en polémique. L'entraîneur sud-africain jette de l'huile sur le feu.

FAR-Sundowns - la finale africaine s'enflamme avant le coup d'envoi

Les finales de Ligue des Champions, c'est comme les tempêtes tropicales : ça commence toujours par quelques gouttes avant que le ciel ne se déchire. Cette fois, la pluie tombe déjà à Casablanca et à Johannesburg. À sept jours du match qui couronnera le meilleur club d'Afrique, une tension palpable gagne les deux camps. Et comme souvent en football continental, les déclarations précèdent les tacles.

L'AS FAR et les Mamelodi Sundowns se font la guerre avant même de monter sur le terrain. C'est le propre des grandes compétitions : les nerfs s'usent, les mots fusent, les accusations volent. En conférence de presse, l'entraîneur des Sundowns a lâché ses premiers coups. Pas des demi-mesures. Pas du baratin diplomatique pour journalistes fatigués. Non, du vrai conflit, du genre qui laisse des traces.

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Que reproche exactement le coach sud-africain à la FAR?

Impossible d'ignorer les signaux d'alarme quand un entraîneur se lève en conférence de presse avec une mine de conspirateur. Le technicien des Sundowns ne mâche pas ses mots : il dénonce déjà un cadre hostile, une atmosphère pesante, peut-être même des décisions arbitrales prévisibles. Dans ce genre de contexte, on sait ce qui se trame. Les clubs marocains jouent à domicile, le Stade Moulay Abdellah sera blindé de supporters FAR, et alors? C'est normal. Mais pour un coach sud-africain, ça devient systématiquement une arme.

Les Mamelodi Sundowns, champions d'Afrique du Sud avec un budget monstrueux et une armada de stars, ne viennent pas à Casablanca pour faire du tourisme. Ils viennent chercher un cinquième titre continental. Sauf qu'ils sentent d'ores et déjà le terrain glisser sous leurs pieds. Quand on accuse l'adversaire avant la finale, c'est qu'on a peur. Pas du jeu, non. De tout le reste.

L'AS FAR, elle, représente la force montante du football nord-africain. Équipe de l'armée royale marocaine, encadrement militaire, discipline de fer, trois titres africains dans le palmares depuis 2011. Ces mecs ne tremblent pas devant les dollars des Sundowns. Et ça, c'est exactement ce qui terrorise Johannesburg.

Pourquoi cette polémique explose-t-elle une semaine avant le match?

C'est le timing qui tue. Généralement, dans le foot africain, les scandales éclatent pendant la compétition, pas avant. Là, on est dans une phase de psychodrame préalable. Pourquoi? Parce que les deux équipes jouent leur vie. Les Sundowns cherchent à dominer l'Afrique depuis des années. La FAR veut imposer sa marque continentale. Entre les deux, il y a des millions d'euros de droits télé, des primes énormes, du prestige sans prix.

Huit millions de supporters sud-africains et environ trois millions de Marocains vont suivre ce match. Les médias panafricains en feront leurs choux gras pendant une semaine entière. Les accusations volent déjà, les contre-accusations vont suivre. C'est de la stratégie. C'est aussi de l'immaturité. Mais surtout, c'est la réalité du football africain en 2024 : les émotions sont à vif, les enjeux sont colossaux, et personne ne veut perdre.

L'entraîneur des Sundowns sait que s'il attend après le match pour pleurer, personne ne l'écoutera. Autant crier avant. Crier que l'arbitre sera acheté, que le terrain sera hostile, que le public sera contre vous. Crier pour avoir une excuse de secours. Cela s'appelle préparer l'après-match avant même la rencontre. Machiavélique? Un peu. Efficace? Absolument.

Cette polémique précoce peut-elle vraiment peser sur le match?

Oui et non. Techniquement, non. Deux équipes vont jouer au football pendant quatre-vingt-dix minutes. C'est la balle qui décide. Mais psychologiquement? Là, c'est une tout autre histoire. Les Sundowns arrivent déjà énervés, déjà méfiants, déjà persuadés que tout est contre eux. La FAR, elle, arrive sereine, chez elle, soutenue par une nation entière. Celui qui contrôle les émotions souvent contrôle le match.

L'histoire du football africain montre que ces tensions préliminaires laissent rarement les grandes équipes indemnes. Elles les déstabilisent. Les Sundowns, malgré leur domination locale et leurs finances impressionnantes, arrivent sur un terrain étranger avec déjà dix kilos de doute sur les épaules. La FAR, elle, joue dans son jardin, et c'est un avantage qu'on ne peut pas évaluer en statistiques.

La Confédération africaine de football regarde tout cela d'un œil inquiet. Une finale ternit dès les préalables, c'est mauvais pour l'image. Mais il faudrait aussi que les deux clubs et leurs entraîneurs acceptent que sur le continent, les matchs se gagnent sur le terrain, pas en conférence de presse.

La question n'est plus désormais si la polémique aura un impact, mais lequel. Sera-ce un regain de concentration pour les Sundowns, ou une fissure dans leur assurance? La réponse, elle viendra dimanche au Stade Moulay Abdellah, quand les onze joueurs de chaque équipe fouleront ce gazon qui s'apprête à trembler. Voilà le seul débat qui compte vraiment.

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