Le Bayer Leverkusen a repoussé la candidature d'Álvaro Arbeloa pour son banc. Après une 6e place décevante en Bundesliga, le club rhénan prépare déjà l'après-Hjulmand.
Six points. C'est l'écart qui sépare le Bayer Leverkusen du podium de Bundesliga cette saison. Six points et une chute vertigineuse pour un champion d'Allemagne qui revient de très loin. Face à cette débâcle inattendue, la direction des Aspirine a commencé à explorer les options pour son avenir technique, et la réponse au dossier Álvaro Arbeloa tombe sèchement : non.
L'ancien défenseur du Real Madrid, qui tentait de rebondir sur un banc de touche après son expérience au Besiktas, ne convaincra pas à Leverkusen. Selon nos informations, le profil de l'Espagnol ne correspond pas aux attentes du club, qui cherche un entraîneur capable non seulement de redresser la barre, mais aussi d'inscrire un projet sur la durée. Arbeloa n'a pas franchi le barrage.
Cette fermeture s'inscrit dans un contexte où Kasper Hjulmand, le technicien danois actuellement en poste, dispose toujours d'un an de contrat. Un détail qui ne règle rien à Leverkusen : personne n'exclut une séparation, tant l'écart avec les places qualificatives pour la Champions League reste cuisant. L'entraîneur qui a pris les rênes après le titre de 2023-24 n'aura pas impressionné de ses décisions.
Une dégringolade qui force à se réinventer
Revenir à la 6e place après avoir dominé le continent n'est pas une simple baisse de forme. C'est une crise d'identité. Le Bayer Leverkusen a perdu les certitudes qui l'avaient porté sous la direction de Xabi Alonso : cette solidité défensive, ce contrôle du jeu, cette capacité à convertir les opportunités. Les nouveaux venus n'ont pas eu l'impact escompté, et les cadres semblent usés par une saison interminable dans les coupes européennes.
Leverkusen a disputé pas moins de 63 matchs depuis le début de l'exercice. 63. Un calendrier d'une charge mentale considérable pour un effectif qui n'était pas calibré pour enchaîner à ce rythme-là sur deux fronts. Les blessures se sont accumulées, les performances se sont dégradées progressivement, et Hjulmand n'a pas trouvé les réponses pour inverser la trajectoire descendante.
Le club espère maintenant recruter un entraîneur d'expérience, quelqu'un qui a déjà géré des situations de crise. Arbeloa, malgré sa légitimité défensive et son palmarès personnel impressionnant, ne semblait pas être cette figure suffisamment rassurante. À 42 ans, il aurait pu apporter de la stabilité, mais Leverkusen cherche visiblement plus : un vrai projet, une vision tactique claire, et surtout un garant capable de ramener le club à sa vraie dimension.
Le casting s'accélère, mais sans certitudes
Depuis ce refus d'Arbeloa, le recrutement de Leverkusen entre dans une phase plus active. Les noms qui circulent sont ceux de techniciens ayant prouvé leur résilience : des entraîneurs capables de gérer un groupe fragilisé et de reconstruire rapidement. Plusieurs candidatures ont déjà été reçues, à en croire l'entourage du club. La direction mise sur une nomination rapide, avant même le début de la préparation estivale.
Le timing est crucial. La Bundesliga reprend en juillet, et laisser Hjulmand aux commandes sans certitude sur son avenir serait une erreur managériale. Les joueurs ont besoin de stabilité, et le marché des transferts ne pardonne pas les hésitations. Leverkusen doit trancher rapidement. Soit Hjulmand retrouve la confiance de sa direction et bénéficie d'une vraie chance de reconstruire, soit il part et on accélère le processus de changement.
Ce qui est sûr, c'est que le Bayer Leverkusen ne peut se permettre une nouvelle saison de transition. La Bundesliga s'est resserrée, les prétendants au titre sont nombreux, et revendiquer des places européennes devient une obligation plutôt qu'une ambition. La deuxième meilleure attaque du championnat (62 buts) et une défense qui en a encaissé 47 suggèrent qu'il y a du matériel. Mais sans la bonne gouvernance technique, sans un entraîneur capable de challenger son effectif, le Bayer risque de redevenir une équipe ordinaire dans un paysage allemand qui change.
Le dossier Hjulmand occupera les esprits de Leverkusen jusqu'aux derniers jours de mai. Ce qui commence maintenant, c'est la vraie bataille pour l'identité du club. Arbeloa a appris que non. D'autres apprendront à quel point Leverkusen est exigeant.