Le gardien macédonien prolonge en Espagne plutôt que de rejoindre Marseille. Un coup dur pour les ambitions de Longoria dans le dossier de la succession de Rulli.
Stole Dimitrievski a tranché. Alors que l'Olympique de Marseille lui tendait les bras depuis plusieurs jours, le gardien macédonien a préféré sceller son avenir à Valence en signant un nouveau contrat. Une prolongation qui sonne comme un camouflet pour la direction phocéenne, laquelle tablait sur ce dossier pour régler le problème récurrent de sa ligne défensive.
Pourquoi Marseille tenait tant à Dimitrievski ?
Depuis le départ de Geronimo Rulli, qui a choisi l'Atlético Madrid lors du dernier mercato, l'OM navigue sans véritable hiérarchie confirmée au poste de gardien. Plusieurs expériences ont montré leurs limites : les prestations en dents de scie ont complexifié la construction d'une défense stable. Longoria cherchait donc un profil de haut niveau, capable d'apporter de la sérénité entre les poteaux.
Dimitrievski correspondait au profil recherché. À 29 ans, le gardien valencien dispose d'une expérience européenne solide. Ses performances cette saison en Liga lui ont valu l'intérêt de plusieurs formations, dont celle de la Canebière. Son potentiel défensif et sa progression constante en faisaient un candidat légitime pour remplacer Rulli, que beaucoup à Marseille ne regrettaient plus vraiment après ses moments d'inconstance.
L'OM voyait aussi en lui une opportunité : un gardien capable de grandir avec le projet, sans coûter la fortune que réclament les meilleurs portiers du moment. Moins clinquant que certains concurrents sur le marché, mais plus accessible financièrement. Les dirigeants phocéens avaient engagé les discussions de manière sérieuse, convaincus de pouvoir conclure rapidement.
Comment Valence a-t-elle damé le pion à Marseille ?
Le club de la Comunidad Valenciana n'a pas laissé filer sa pépite sans réagir. Conscient du danger que représentait un départ vers la Ligue 1, Valence a mis les bouchées doubles pour conserver son portier. La direction espagnole savait qu'en prolongeant Dimitrievski maintenant, elle sécurisait son projet à court terme tout en empêchant ses concurrents d'avancer.
L'accord trouvé entre le club et le joueur s'est finalisé en moins de 48 heures après que l'intérêt marseillais soit devenu concret. Valence a probablement améliorer l'enveloppe salariale de Dimitrievski pour justifier une prolongation rapide. Le gardien, qui connaît bien l'environnement espagnol et dispose d'un statut établi, a accepté de rester plutôt que de partir à l'aventure, même dans un projet ambitieux comme celui de Marseille.
Pour l'OM, c'est un timing qui aurait pu être mieux géré. Selon nos informations, les contacts avaient commencé de manière informelle, sans urgence affichée. Cela a laissé le temps à Valence de réagir et de verrouiller la situation. Une leçon classique du mercato : hésiter, c'est perdre.
Quelles solutions reste-t-il à Longoria maintenant ?
L'absence de Dimitrievski oblige désormais Marseille à accélérer sur d'autres pistes. Le marché des gardiens à haut niveau n'est jamais simple. Les clubs rechignent à laisser partir leurs portiers en hiver, période où toute blessure devient problématique. Mais l'OM dispose encore de quelques semaines pour explorer d'autres profils.
Plusieurs noms circulent : des gardiens de Ligue 1 écartés de leurs clubs respectifs, des portiers de championnats étrangères en quête de rebond, des jeunes talents formés en France mais exilés depuis. Aucune piste n'a encore dépassé le stade de simples échanges exploratoires. La situation devient donc pressante.
Ce qu'il faut comprendre, c'est que ce n'est plus simplement un dossier mercato. L'OM envoie un message à ses supporters : la capacité de la direction à apporter des solutions rapides quand le projet l'exige. Après les déboires défensifs de cette première partie de saison, attendre trop longtemps pour régler le problème serait une erreur. Longoria le sait. Ses équipes doivent accélérer sur les dossiers réalistes plutôt que de rester accrochées à des cibles devenues inaccessibles. Valence a montré qu'elle savait fermer ses portes. À Marseille de trouver une clé qui fonctionne ailleurs.