L'arrière gauche écossais aurait trouvé un accord verbal avec les Spurs. Un départ qui fragiliserait davantage la défense des Reds en pleine crise.
Andrew Robertson quitte Liverpool. Pas demain, mais bel et bien cet été. Le latéral gauche écossais, après huit saisons passionnantes sur les bords de la Mersey, va goûter à un nouveau projet en Premier League. Tottenham tient son homme. Un accord verbal lie désormais le joueur de 30 ans aux Spurs, apprend Sport Business Mag.
Voilà qui change tout. Robertson n'était plus un mystère depuis plusieurs semaines. Les rumeurs allaient bon train : l'Écosse se voyait déjà réclamer ses services, certains projets étrangers lorgnaient aussi le côté gauche de la défense des Reds. Mais personne n'avait vraiment tablé sur un scénario pareil. Robertson à Tottenham ? C'est l'option qui semblait la moins probable. Et pourtant.
Comment Liverpool a laissé filer son pilier défensif ?
Le timing est dingue. Liverpool traverse une période de remise en question sportive. Depuis le départ de Jürgen Klopp, les Reds cherchent leurs repères. Arne Slot tente de reconstruire, mais les résultats ne suivent pas. Et voilà qu'on perd Robertson, celui qui incarnait la stabilité, la leadership, l'expérience dans le couloir gauche. Le joueur que tout le monde voulait copier en Europe.
Pendant huit ans, Robertson a été une roche. Plus de 300 apparitions sous le maillot rouge, des trophées à la pelle (Premier League, Coupe d'Europe, FA Cup, Coupe de la Ligue), une constance rarissime. Liverpool lui devait les honneurs. Au lieu de ça, le club a laissé pourrir la situation. Les tensions étaient palpables. L'écart se creusait entre les ambitions du joueur et celles du projet sportif liverpuldien.
Slot ne l'a jamais vraiment écarté, mais le malaise existait. Robertson sentait que quelque chose s'était cassé. À 30 ans, on ne repousse pas une belle opportunité quand elle se présente. Surtout si elle émane d'un cador anglais capable de remettre les voiles au plus haut.
Pourquoi Tottenham a-t-il frappé maintenant ?
Ange Postecoglou n'a pas attendu. Le manager australien sait reconnaître un coup juteux quand il en voit un. Robertson, même à 30 ans, possède cette aura, cette capacité à canaliser une défense. C'est un leader naturel. Postecoglou bâtit quelque chose à Tottenham. Après une première saison aux accents de reconstruction, l'heure est venue de recruter des piliers.
Le dossier Robertson n'était pas nouveau. Tottenham avait déjà tenté sa chance lors du mercato précédent. Cette fois, les planètes s'alignent. Liverpool faiblit, Robertson pense à l'après, et les Spurs disposent de la capacité financière pour transformer ce rêve en réalité. Moins d'argent frais à Liverpool contrairement aux années fastes, cela joue aussi. Une opportunité dorée.
Postecoglou voit en Robertson bien plus qu'un latéral. C'est un mentalité, un exemple vivant de ce qu'il faut pour réussir au haut niveau. Avec Pape Sarr en ascension, Maddison au cœur du jeu et la jeunesse prometteuse des Spurs, Robertson peut encore apporter beaucoup. Il aura le statut de star entrante, respecté, attendu. Ça change du rôle un brin dévalorisant qu'on lui réservait à Anfield dernièrement.
Qu'est-ce que ça change pour la Premier League ?
C'est LA vraie question. Liverpool perd une certitude défensive au moment où il en aurait le plus besoin. Avec Slot qui cherche encore son équilibre et une arrière-garde qui n'a jamais vraiment convaincu cette saison, le départ de Robertson crée un vide immense. Qui prend le relais ? Kostas Tsimikas ? Le Grec a du talent mais dix crans en dessous en matière d'expérience et de leadership. C'est un problème majeur pour les Reds.
De l'autre côté, Tottenham gagne beaucoup en stabilité. Un latéral de ce calibre change la physionomie d'une équipe. Les Spurs montent d'un cran dans la hiérarchie défensive de la Premier League. Avec lui, ils deviennent un client plus sérieux pour le titre. Pas des favoris, mais des prétendants crédibles. Arsenal et Manchester City peuvent sortir des champagne un peu trop tôt.
Et puis il y a cet aspect mercato qui vaut son pesant d'or : Robertson incarne la plupart des valeurs que Postecoglou souhaite installer. Son intégrité, son travail, sa mentalité gagnante. Pour les jeunes talents des Spurs, c'est une masterclass à domicile. Une vraie leçon d'ambition. À 30 ans, Robertson n'a pas décidé de prendre sa retraite dorée en Écosse. Il veut gagner partout où il pose ses crampons. Voilà le message qu'il envoie en signant à Tottenham.
Ce départ va sonner comme un tournant pour Liverpool. Pas pour un mercato, mais pour toute une ère. Klopp parti, Robertson qui s'en va, le club des Reds doit trouver des réponses vite. Très vite. Sinon, l'aventure anglaise risque de s'éterniser en mode reconstruction, et ça, personne ne l'avait prévu quand Arne Slot a posé ses valises à Anfield.