Après huit saisons légendaires, Mohamed Salah quitte Liverpool. Les Reds auraient déjà identifié et ciblé son remplaçant pour l'été 2026.
Huit ans. 232 buts. Trois trophées majeurs. Mohamed Salah ne sera plus un joueur de Liverpool à l'issue de cette saison 2025-2026, et ce n'est plus un secret pour personne depuis que l'Égyptien lui-même a confirmé son départ. La question qui agite Anfield depuis lors n'est plus de savoir si la légende s'en va — elle part — mais qui osera chausser ses crampons. Selon nos informations, la direction des Reds aurait déjà tranché.
Qui est l'homme choisi pour effacer l'ombre de Salah ?
Trouver un profil capable de remplacer le meilleur buteur de l'histoire de Liverpool — toutes compétitions confondues — relève de la mission quasi impossible. Pourtant, le club de la Mersey n'a pas traîné. À en croire l'entourage du dossier, les dirigeants de Liverpool ont identifié leur cible prioritaire et les discussions seraient déjà bien engagées. Le profil retenu serait celui d'un ailier droit explosif, doté d'une capacité à éliminer en un contre un et d'un volume de buts compatible avec les exigences offensives du jeu prôné par Arne Slot.
Le technicien néerlandais, arrivé sur le banc d'Anfield en remplacement de Jürgen Klopp à l'été 2024, a rapidement mis en place un système qui repose sur des ailiers très actifs dans la dernière passe et la finition. Salah a terminé la saison 2023-2024 avec 18 buts en Premier League, un rendement qui force les recruteurs à ne pas se tromper dans le choix du successeur. Le niveau de l'exigence est posé. Clairement.
Selon nos informations, Liverpool aurait orienté ses recherches vers le marché ibérique et la Bundesliga, deux viviers où les ailiers de haut niveau ne manquent pas. Le club anglais surveille notamment plusieurs joueurs évoluant en Liga et en Ligue des Champions cette saison, des profils jeunes — entre 22 et 26 ans — capables de s'inscrire dans un projet pluriannuel. Pas question pour les Reds de rééditer l'erreur de certains clubs qui, après le départ d'une icône, recrutent dans l'urgence un nom ronflant mais sur le déclin.
Liverpool peut-il vraiment se permettre financièrement une telle opération ?
La question mérite d'être posée franchement. Liverpool est un club puissant, mais pas un club qui dépense sans compter. L'arrivée de la nouvelle direction américaine — Fenway Sports Group reste aux commandes — a instauré une rigueur budgétaire qui se traduit concrètement dans chaque mercato. Or, recruter un ailier de classe mondiale en 2026, dans un marché en inflation permanente, ça coûte cher. Très cher.
Pour situer le contexte financier, Liverpool a investi environ 180 millions d'euros lors du mercato estival 2024, un effort significatif pour renforcer l'effectif confié à Arne Slot. L'enveloppe disponible pour l'été 2026 dépendra en grande partie des performances en Ligue des Champions et des ventes potentielles. Mais le départ de Salah, dont le salaire annuel est estimé à plus de 20 millions d'euros, devrait mécaniquement libérer une marge de manœuvre non négligeable.
À en croire l'entourage du club, Liverpool n'hésitera pas à casser sa tirelire si la cible cochait toutes les cases. Le club a prouvé par le passé qu'il savait sortir les grands chèques au bon moment — 85 millions pour Virgil van Dijk en 2018, une somme jugée folle à l'époque, s'est révélée être l'un des meilleurs investissements du football anglais moderne. Le modèle économique des Reds repose sur l'achat de joueurs à fort potentiel, leur valorisation maximale, puis, quand le cycle est terminé, la transition vers un nouveau profil ambitieux. Salah était le prototype parfait de ce modèle. Son successeur devra l'être aussi.
Reste la concurrence. Les clubs qui lorgnent les mêmes profils que Liverpool ne manquent pas. Le Real Madrid, le Paris Saint-Germain, Manchester City — même en reconstruction — et plusieurs cadors allemands sont capables de se positionner simultanément sur les mêmes cibles. Le timing sera déterminant. Et les Reds le savent.
Mohamed Salah laisse-t-il derrière lui un héritage gérable ou un gouffre ?
C'est peut-être la vraie question. Mohamed Salah n'est pas seulement un joueur de football. Il est une marque, un symbole, un personnage qui transcende le sport. Son maillot se vend aux quatre coins du monde, sa présence sur les réseaux sociaux génère des millions d'interactions, et à Anfield, son image est partout. Depuis son arrivée en 2017 en provenance de l'AS Roma pour 42 millions d'euros, il a littéralement transformé Liverpool en machine à gagner.
Le remplacer sur le plan sportif est une chose. Combler le vide symbolique en est une autre. Arne Slot le sait. Son prédécesseur, Jürgen Klopp, avait su créer une relation quasi fusionnelle avec l'Égyptien, lui offrant un cadre tactique taillé sur mesure. Slot devra construire ce même lien de confiance avec un joueur qui débarquera avec une pression immense, celle d'être l'homme qui succède à une légende vivante.
L'histoire du football est pleine de ces successions qui font peur et qui finissent, parfois, par surprendre tout le monde. Personne ne croyait que Salah pourrait un jour s'imposer comme l'héritier de Steven Gerrard dans le cœur des supporters. Il l'a fait à sa manière, en inventant son propre statut. Le prochain ailier droit de Liverpool aura peut-être la même capacité à réécrire les règles.
Le mercato estival 2026 s'annonce comme l'un des plus scrutés de l'histoire récente du football anglais. Liverpool entre dans une phase de transition générationnelle. La façon dont le club gèrera ce moment dira beaucoup sur ses ambitions réelles pour la prochaine décennie. Et sur la capacité d'Arne Slot à bâtir une nouvelle ère — pas seulement gérer l'après-Klopp, mais construire l'avant-quelque chose. Quelque chose de grand, si le recrutement est à la hauteur.