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Football

OM et la pépite écossaise, un pari ambitieux pour l'avenir

Par Thomas Durand··4 min de lecture·Source: Footmercato

Marseille cible un talent venu d'Écosse pour renforcer son effectif la saison prochaine, preuve d'une politique de recrutement de plus en plus européenne.

OM et la pépite écossaise, un pari ambitieux pour l'avenir

Pendant que le Vélodrome retient son souffle à chaque journée de Ligue 1, les bureaux du centre Robert-Louis Dreyfus, eux, ne chôment pas. L'Olympique de Marseille cible une pépite écossaise pour renforcer son effectif la saison prochaine — et ce mouvement en dit long sur les ambitions réelles du club phocéen. Quatrième au classement, toujours en vie dans la course à la qualification directe pour la Ligue des Champions, le club marseillais ne laisse pas les incertitudes sportives freiner son travail en coulisse. C'est même tout le contraire.

Un recrutement qui regarde au-delà des frontières habituelles

L'Écosse n'est pas la destination la plus empruntée par les recruteurs de Ligue 1. Quand on pense aux viviers du marché, on cite volontiers le Brésil, le Portugal, la Belgique ou l'Afrique subsaharienne. Mais les îles britanniques, et plus précisément les ligues écossaises, commencent à attirer des regards sérieux. Le Celtic Glasgow et les Rangers ont longtemps servi de tremplin vers les grands championnats — Kieran Tierney, Scott McTominay ou encore Ryan Christie en sont des illustrations récentes. L'OM semble avoir repéré le prochain nom de cette liste.

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Les détails du profil visé restent volontairement flous côté marseillais, mais une chose est claire : la direction sportive du club pilotée par Medhi Benatia ne se contente plus de gérer l'urgence. Elle anticipe. Construire un effectif compétitif sur deux tableaux simultanément — se battre pour la C1 cette saison tout en préparant la suivante — demande une organisation qu'on n'associait pas toujours à l'OM ces dernières années, club réputé pour ses mercatos en mode pompier.

Le marché écossais présente un attrait économique indéniable. Les transferts sortants du championnat local restent accessibles comparés aux cotes pratiquées en Premier League ou en Bundesliga pour des profils similaires. En 2023-2024, le montant moyen des transferts entrants en Scottish Premiership ne dépassait pas 1,5 million d'euros — ce qui signifie que les ventes de joueurs formés ou révélés là-bas peuvent encore se conclure à des prix raisonnables pour des clubs comme l'OM, qui doivent jongler avec les contraintes du fair-play financier.

  • 4e place actuelle de l'OM en Ligue 1, à la lutte pour une qualification directe en Ligue des Champions
  • 3 joueurs écossais ont rejoint un Top 5 européen lors du dernier mercato estival
  • Moins de 5 millions d'euros : le prix moyen des pépites exportées par la Scottish Premiership ces trois dernières saisons
  • Roberto De Zerbi, arrivé à Marseille à l'été 2024, a déjà démontré sa capacité à révéler des talents dans des marchés inattendus (Sassuolo, Brighton)

De Zerbi, le recrutement ciblé et la Ligue des Champions comme horizon

Derrière ce dossier écossais, il y a une philosophie. Roberto De Zerbi ne recrute pas pour combler des trous — il recrute pour installer des automatismes, pour avoir des joueurs capables d'absorber son système en profondeur. Son passage à Brighton and Hove Albion l'a prouvé : l'entraîneur italien est capable de transformer des profils sous-estimés en éléments fiables à haut niveau. Kaoru Mitoma, Moisés Caicedo, Evan Ferguson — autant de noms qu'il a contribué à faire connaître à toute l'Europe.

Un joueur venu d'Écosse, habitué à un football intense, physique, vertical, peut parfaitement s'intégrer dans le projet tactique de De Zerbi si le profil colle. Et manifestement, il colle. Marseille ne fait pas ce genre de mouvement par hasard. Benatia a bâti sa réputation en Ligue 1 sur des coups ciblés, pas des paris. La piste écossaise s'inscrit dans cette logique.

Reste la question de la qualification européenne, qui conditionne tout. Si l'OM termine dans le top 3 de Ligue 1, l'accès direct à la phase de groupes de la Ligue des Champions change radicalement l'équation : les capacités d'investissement, l'attractivité du projet auprès des recrues potentielles, et même les délais de négociation. Un club qui dispute la C1 en septembre n'a pas le même pouvoir de persuasion qu'un club en Ligue Europa Conference.

À sept journées de la fin, la course est serrée. Monaco, Lille, Nice — tous restent dans le tableau. Marseille ne maîtrise pas entièrement son destin, mais l'équipe de Roberto De Zerbi, portée par des individualités comme Mason Greenwood ou Valentin Rongier dans l'entrejeu, a montré suffisamment de consistance pour y croire. Chaque point compté d'ici la fin mai sera directement monnayable dans les négociations de l'été.

La pépite écossaise, elle, attend peut-être de savoir où jouera son futur club en août. C'est humain. Mais si l'OM valide sa place parmi l'élite européenne, le dossier pourrait se conclure rapidement. Et si ce n'est pas le cas ? La direction marseillaise aura probablement un plan B. Parce qu'une chose a changé à Marseille ces dernières saisons : on planifie enfin. Et ça, c'est peut-être la vraie révolution silencieuse du club phocéen.

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