Aller au contenu principal
Football

OM - Balerdi et Pavard, naufrage défensif face à Lorient

Par Thomas Durand··5 min de lecture·Source: Footmercato

Marseille s'incline 2-0 face à Lorient et voit ses ambitions européennes sérieusement fragilisées. Balerdi et Pavard ont été les grands coupables d'une débâcle défensive inquiétante.

OM - Balerdi et Pavard, naufrage défensif face à Lorient

Deux buts encaissés, zéro but marqué, et une arrière-garde qui a ressemblé, par moments, à une passoire posée sur le Vélodrome inversé. L'Olympique de Marseille s'est incliné 2-0 face au FC Lorient ce samedi, dans une rencontre qui restera comme l'une des plus embarrassantes de la saison pour les hommes de la cité phocéenne. Au cœur du désastre, deux noms sonnent comme un double réquisitoire : Leonardo Balerdi et Benjamin Pavard. Deux défenseurs supposément solides, deux profils capables de tenir une arrière-garde digne des ambitions européennes du club. Et pourtant.

Quand les certitudes s'effondrent dans la défense marseillaise

Il y a des matches qui vous révèlent la vérité sans ménagement. Lorient, relégable et privé d'une bonne partie de son effectif, n'était pas venu au Vélodrome pour jouer les figurants — il n'empêche que personne, dans les travées comme dans les salles de presse, n'anticipait un tel one-man-show défensif adverse.

BetBurger - Surebets et Valuebets en temps réel

Scanner professionnel de surebets et valuebets pour maximiser vos gains sportifs.

Découvrir BetBurger →

18+ | Les jeux d'argent peuvent être dangereux. Jouez responsablement.

Benjamin Pavard, recruté avec de grandes espérances pour apporter sa rigueur et son expérience internationale au projet marseillais, a livré l'une de ses prestations les plus inquiétantes depuis son arrivée. Le champion du monde 2018 avec l'équipe de France, habitué aux grandes scènes européennes après ses années au Bayern Munich et à l'Inter Milan, a semblé perdu dans ses placements, hésitant dans ses relances, coupable sur au moins une des deux situations ayant mené à un but lorientais. À 28 ans, dans un match qu'il aurait dû maîtriser les yeux fermés, il a affiché un niveau de concentration alarmant.

À ses côtés, Leonardo Balerdi — le capitaine, le patron présumé de cette défense — n'a guère fait mieux. L'Argentin, pourtant révélé comme l'un des axiaux les plus fiables de Ligue 1 ces dernières saisons, a perdu ses duels, raté ses anticipations, et s'est retrouvé systématiquement dans le mauvais timing. Deux défenseurs de ce calibre qui sombrent ensemble, c'est le genre de scénario qui obsède les directeurs sportifs la nuit.

Le résultat est brutal dans sa clarté : 2-0, Lorient qui repart avec les trois points, et une défense marseillaise qui aura encaissé ces deux buts sans trouver la ressource de mettre le moindre ballon au fond du filet adverse. Zéro tir cadré de mémoire, ou presque. Les statistiques de la rencontre disent ce que les images confirment.

Une saison marseillaise construite sur du sable mouvant

Pour comprendre l'ampleur du problème, il faut remonter quelques semaines en arrière. L'OM avait abordé cette période charnière de la saison avec des ambitions clairement affichées : une place dans le top quatre, un retour en Ligue des Champions. La direction avait investi, le coach avait travaillé, les supporters avaient cru. Et les résultats, jusqu'ici, avaient semblé confirmer que le projet tenait la route.

Mais le football a cette fâcheuse habitude de rappeler aux ambitieux que rien n'est jamais acquis. L'histoire de l'OM est jalonnée de ces moments où la promesse s'est fracassée contre un adversaire qu'on n'avait pas pris suffisamment au sérieux. Les anciens se souviennent des nuits où le Vélodrome avait vu des géants trébucher contre des équipes venues mourir — et repartir victorieuses. Lorient 2024 s'inscrit désormais dans cette liste peu glorieuse.

Ce qui aggrave le cas marseillais, c'est la nature de la défaite. Perdre face à un concurrent direct pour l'Europe, soit. Perdre face à une équipe du ventre mou dans un match qu'on était largement supposé contrôler, c'est une autre histoire. Cela parle de concentration, de préparation mentale, d'une certaine forme d'arrogance inconsciente qui gangrène parfois les clubs habitués à se penser plus grands que leurs adversaires immédiats.

La Ligue 1 de cette saison a été particulièrement cruelle avec les équipes qui ont cédé à ce travers. Paris Saint-Germain mis à part — et encore —, aucune formation n'a réussi à maintenir une régularité sans faille. L'OGC Nice, le Stade Brestois, l'AS Monaco ont tous connu leurs soubresauts. L'OM n'échappe pas à la règle. Mais ce 2-0 face aux Merlus arrive à un moment particulièrement mal choisi dans la course aux places qualificatives.

La course à l'Europe compromise, les questions s'accumulent

Chaque point perdu dans cette fin de saison a une valeur multipliée par l'adrénaline du classement. Trois points abandonnés face à Lorient, c'est potentiellement une place de perdue dans la hiérarchie, avec des concurrents qui ne manqueront pas de capitaliser sur ce faux pas. Nice, Monaco, peut-être Lens ou d'autres — tous observent, tous calculent.

Pour Roberto De Zerbi ou quel que soit le technicien en charge du groupe à l'heure où ces lignes sont lues, les questions posées par cette rencontre sont multiples. Peut-on continuer à faire confiance à Balerdi et Pavard ensemble dans l'axe ? Y a-t-il une alternative crédible dans le vestiaire pour relancer la machine ? Et surtout : comment expliquer que deux joueurs de ce niveau aient pu s'effondrer ainsi lors d'un match aussi important pour la dynamique du club ?

Il y a dans ces défaites inexplicables une dimension presque philosophique que les entraîneurs détestent, parce qu'elle échappe aux schémas tactiques et aux séances vidéo. On peut préparer un match, répéter les placements, visualiser les situations adverses. On ne peut pas toujours préparer une équipe contre elle-même.

Les semaines à venir diront si ce Lorient-OM restera une parenthèse malheureuse dans une saison globalement réussie, ou s'il constitue le tournant à partir duquel le soufflé phocéen a commencé à retomber. Les grandes équipes se distinguent précisément par leur capacité à rebondir après ce type de soirée cauchemardesque. Le prochain match sera, de ce point de vue, aussi révélateur que celui qu'on vient de vivre — peut-être plus encore.

Outils & paris sportifs

Hub complet →

Articles similaires