Mason Greenwood reste l'un des plus hauts salaires de l'OM, bloquant tout départ rapide. Un contrat mirifique que peu de clubs anglais accepteraient de reprendre.
Mason Greenwood ne vaut plus cher à l'Olympique de Marseille que par le poids de sa feuille de paie. L'attaquant anglais stagne depuis des mois dans le sud de la France, loin des terrains de jeu et surtout loin de l'intérêt de son club, qui cherche désormais la sortie de secours. Sauf que partir, pour Greenwood, c'est d'abord accepter de perdre gros. Voilà le vrai blocage dans ce dossier.
Un pactole pour tenir tranquille
À 24 ans, Mason Greenwood touche une paie mensuelle astronomical à Marseille, contrat signé à l'époque où le club voulait vraiment le récupérer et pensait vraiment que ça allait marcher. Selon nos informations, le joueur empoche plusieurs millions par saison, bien au-delà de ce que la majorité des équipes anglaises, même parmi les grosses de la Premier League, sont disposées à offrir pour un élément en perte de crédit.
Le phénomène des débuts à Manchester United semble bien loin. Et pour cause : Greenwood n'a jamais vraiment trouvé ses marques à Marseille. Les statistiques racontent l'histoire : 27 apparitions en Ligue 1 pour seulement 3 buts depuis son arrivée. Des chiffres qui ébranlent le mythe du talent brut des débuts anglais et qui ramènent brutalement à la réalité d'un joueur qui ne remplit pas le cahier des charges.
L'OM, qui a investi gros sur le recrutement il y a dix-huit mois, commence à peine à accepter cette évidence : Greenwood n'était peut-être pas le crack qu'on croyait. Le cloisonnement total en est la preuve vivante. Plus de matches, plus de considération. Juste un contrat bien rémunéré qui encombre les comptes.
Le piège du salaire trop élevé
Voilà où réside le paradoxe cruel de ce dossier. Les clubs anglais intéressés par le profil de Greenwood découvrent vite que reprendre le garçon signifierait aligner un salaire monstrueux pour une production sportive qui ne justifie plus rien. Manchester United, Tottenham, Chelsea, les cadors anglais préfèrent mille fois chercher ailleurs. Les clubs anglais n'achètent pas les erreurs des autres au prix fort.
Marseille aurait volontiers accepté un départ récemment, mais sous quelles conditions ? Certainement pas en subventionnant 50 % du salaire de Greenwood. L'OM, qui cherche aussi à sortir de ses dettes, n'a pas la capacité financière de jouer les bailleurs de fonds pour plaire à un joueur qu'il ne veut plus. C'est le grand écart contractuel qui tue les négociations.
À l'entourage du joueur, on tente de faire bonne figure publiquement. Mais les conversations privées sont bien différentes : Greenwood sait pertinemment que son retour en England passe par accepter une baisse de revenus conséquente, voire très conséquente. Or, aucun agent digne de ce nom ne pousse son client vers la porte si c'est pour le voir réduire ses émoluments de moitié. C'est business, tout simplement.
Statut de paria, contrat de nabab
La situation de Greenwood à Marseille tient du surréalisme management. Il incarne le malheur des transferts ratés : payé comme une star, traité comme un indésirable. Les entraîneurs qui se sont succédés ont tous envoyé le même message. Le dernier effectif publié par le club le mentionne à peine, confiné dans les oubliettes administratives de la Commanderie.
Reste que l'OM ne peut physiquement pas s'éterniser dans cette posture. Laisser traîner Greenwood, c'est bloquer un contrat d'une valeur totale colossal pour un joueur qui ne joue pas. C'est aussi envoyer un signal catastrophique au vestiaire : on peut décevoir massivement et continuer à être payé comme un prince. Aucun groupe ne tolère longtemps cette injustice apparente.
La direction phocéenne travaille donc sur plusieurs scénarios. Un prêt assorti d'une prise en charge partielle du salaire ? Un accord amiable permettant la rupture de contrat ? Un départ définitif à condition que Greenwood accepte une renegociation drastique ? Tout est sur la table, sauf le statu quo que tout le monde reconnaît comme invivable.
L'Angleterre regarde ce dossier sans grand intérêt pour l'heure. Les clubs anglais ont appris à ne pas miser sur les rejets des autres. Et Greenwood, s'il envisage sérieusement un retour à la maison, devra d'abord accepter le prix de ses deux ans de purgatoire à Marseille : une vraie baisse salariale, humiliante peut-être, mais seule porte de sortie.