Hakimi, Chevalier et Ndjantou manqueront le déplacement au Bayern, mais seront du voyage à Munich. Luis Enrique confirme un protocole inhabituel en Ligue des Champions.
Les blessés du Paris Saint-Germain ne resteront pas à la maison. Voilà l'annonce que nul n'attendait vraiment avant le choc de Ligue des Champions au Allianz Arena. Achraf Hakimi, Lucas Chevalier et Senny Ndjantou manqueront le terrain mercredi face au Bayern Munich, mais feront le déplacement en Bavière aux côtés du groupe. Luis Enrique a confirmé cette décision lors de sa conférence de presse, validant un choix qui soulève des questions légitimes sur la gestion de l'effectif parisien à trois jours d'une rencontre d'une intensité redoutable.
Pourquoi des joueurs blessés voyagent-ils si le Bayern les attend
Le choix de Luis Enrique n'est pas une lubie passagère. L'entraîneur espagnol motive cette décision par la nécessité de maintenir la cohésion du groupe et de préparer le retour de ses trois éléments pour la suite de la campagne continentale. Hakimi, latéral droit indispensable au système parisien, souffre d'une gêne qui l'a écarté des derniers entraînements. Son absence face à Serge Gnabry et Kingsley Coman représente un handicap défensif certain, mais le club ne peut se permettre de le laisser isolé à Paris.
Chevalier, gardien de 23 ans émergeant comme successeur de Gianluigi Donnarumma, s'entraînait en marge de la dernière séance. Son statut de quatrième portier pour cette rencontre paraît désormais acté, mais sa présence en Bavière témoigne de la confiance que porte Luis Enrique au jeune Lensois. Quant à Ndjantou, défenseur central arrivé cet été de Strasbourg pour compenser les carences défensives du PSG, il découvrira l'atmosphère de la Ligue des Champions, même en tant que spectateur. Ces trois cas illustrent une pratique assez commune en Europe : les staffs médicaux accompagnent leurs éléments loin de Paris pour affiner les diagnostics et adapter les programmes de récupération.
Comment le PSG peut-il affronter le Bayern sans ses titulaires
L'équipe parisienne se présente ainsi en position délicate. L'absence de Hakimi à droite force Luis Enrique à opter pour une reconfiguration défensive. Nordi Mukiele ou Juan Bernat pourraient remplacer le Marocain, deux profils différents mais moins acérés offensivement. Sur le flanc gauche, Nuno Mendes reste disponible et devrait tenir sa place malgré quelques pépins musculaires saisonniers.
La Bavière attend une équipe parisienne déjà fragilisée par les blessures. Le Bayern Munich, tenant de trois Bundesliga consécutives et quasi inévitable en phase de ligue, s'appuiera sur une formation routinière et dominante. Depuis dix ans, les Munichois trônent au sommet continental avec quatre titres européens dans leurs vitrines. Le PSG, lui, traîne ses blessures comme une chaîne depuis la reprise estivale. Mbappé, Gonçalo Ramos, Vitinha : autant de noms qui ont grappillé des semaines blanches cette saison.
Luis Enrique n'a pourtant pas affiché d'inquiétude majeure lors de ses déclarations. L'Espagnol croit au potentiel de son onze même amputé et mise sur Ousmane Dembélé et Vitinha pour animer le jeu offensif. Seul problem : le Bayern n'ignore rien de ces fragilités et en fera immanquablement l'un de ses chevaux de bataille.
Quand verrons-nous revenir Hakimi et ses coéquipiers
Le calendrier du PSG ne respire pas la clémence. Après Munich, il faudra enchaîner rapidement face au Toulouse ou face au Girondins avant d'autres défis continentaux. Luis Enrique vise clairement un retour de Hakimi dans la semaine suivante, soit autour du 6 ou 7 novembre si les tests médicaux s'avèrent concluants. Pour Chevalier, la timeline demeure flou : son rôle de développement au sein de l'effectif ne justifie pas une présence rapide sur les terrains de Ligue 1.
Ce voyage sans les trois cadres ressemble finalement à un exercice de prudence calculée. Le PSG refuse de prendre des risques inutiles sur un terrain où le Bayern règne sans conteste depuis des années, mais entend maintenir son groupe soudé physiquement et mentalement. Une stratégie qui plaît aux observateurs avertis : mieux vaut arriver à Munich diminué mais intact que de voir exploser les blessures en voulant forcer le rythme.
Les prochains jours confirmeront si ce protocole peu orthodoxe a porté ses fruits. Si Hakimi foule la pelouse de l'Allianz avant de disparaître au repos, c'est raté. Si au contraire il franchit le tunnel des vestiaires samedi prochain pour affronter Toulouse en pleine possession de ses moyens, Luis Enrique aura marqué un point.