Après la large victoire du PSG face à Nantes, Marquinhos a livré son verdict sur le duel entre Kvaratskhelia et Doué, deux hommes en feu au Parc des Princes.
Trois buts, zéro débat sur le score. Mais dans le vestiaire du Parc des Princes après la démonstration parisienne face au FC Nantes mercredi soir (3-0), une question brûlait les lèvres : qui, de Khvicha Kvaratskhelia ou de Désiré Doué, tire son épingle du jeu ? Marquinhos, lui, a tranché. Le capitaine du PSG ne s'est pas dérobé face aux micros, et son verdict mérite attention.
Une soirée de gala qui relance le débat sur le duo offensif le plus excitant de Ligue 1
Le Parc des Princes avait retrouvé ses couleurs. Face à des Canaris sans mordant, le PSG a déroulé avec une facilité déconcertante. Kvaratskhelia ouvre le score, Doué enfonce le clou en inscrivant le deuxième but de la soirée, avant qu'un troisième ne vienne clore les débats. Deux buteurs, une question qui s'impose naturellement : lequel des deux est actuellement le patron de ce secteur offensif parisien ?
Selon nos informations, c'est dans la zone mixte que Marquinhos a livré son analyse, sans langue de bois. Le défenseur central et capitaine brésilien a salué les deux hommes, mais avec des mots légèrement différents pour chacun. Pour le Géorgien recruté en janvier en provenance de Naples pour environ 70 millions d'euros, il a mis en avant la constance et la capacité à faire la différence dans les grands moments. Pour Doué, formé à Rennes et arrivé l'été dernier pour 60 millions d'euros, c'est l'explosivité et la montée en puissance au fil de la saison qui ont été soulignées.
Deux profils, deux trajectoires, une même ambition. Kvaratskhelia, 23 ans, apporte cette dimension internationale, cette expérience de la Champions League acquise avec Naples, une capacité à peser sur les défenses par sa vista et ses appels dans la profondeur. Doué, lui, n'a que 20 ans. À en croire l'entourage du joueur, le natif de Saint-Herblain vit sa meilleure période depuis son arrivée au PSG. Les chiffres commencent à le confirmer.
Car si l'on regarde de plus près les statistiques de la saison en cours, les deux hommes affichent des rendements très proches. Kvaratskhelia tourne autour de 8 buts et 5 passes décisives toutes compétitions confondues depuis son arrivée en janvier, un rythme impressionnant pour un joueur encore en phase d'intégration dans un nouveau championnat. Doué, lui, a franchi un cap mental et technique depuis la trêve hivernale, enchaînant les prestations abouties là où il avait parfois manqué de régularité en première partie de saison.
- 3-0 : score final au Parc des Princes contre le FC Nantes
- 70 M€ : montant déboursé par le PSG pour recruter Kvaratskhelia auprès de Naples en janvier
- 60 M€ : coût du transfert de Désiré Doué en provenance du Stade Rennais l'été dernier
- 20 ans : l'âge de Doué, déjà titulaire indiscutable dans un PSG version Luis Enrique
Marquinhos en arbitre, mais la vraie question est celle de la complémentarité
Poser la question en termes de duel est peut-être réducteur. Luis Enrique, le technicien espagnol du PSG, ne semble pas vouloir choisir. Il les aligne ensemble, il les fait tourner, il les utilise sur les deux couloirs selon les besoins tactiques du moment. Et quand les deux s'expriment le même soir face à Nantes, la réponse du coach basque est limpide : les deux méritent de jouer.
Marquinhos, lui, a joué le jeu de la question. Avec le sourire, mais avec cette autorité naturelle du capitaine qui connaît chaque recoin de son vestiaire. À en croire ses propos, le Géorgien bénéficie d'une légère longueur d'avance dans les têtes, notamment pour les échéances européennes. Son vécu en Ligue des Champions, sa capacité à élever son niveau dans les matchs à élimination directe — Naples l'avait prouvé en 2023 en éliminant le Francfort et en tenant tête au Milan AC — font de lui une garantie supplémentaire quand les enjeux s'intensifient.
Mais Doué n'est pas en reste. Ce qui frappe chez l'international espoirs français, c'est sa progression dans la lecture du jeu collectif prôné par Luis Enrique. Au Stade Rennais, il évoluait dans un système plus vertical, plus direct. Au PSG, il a dû intégrer une nouvelle philosophie, des automatismes différents, une pression médiatique et sportive sans commune mesure. Trois mois lui ont suffi pour s'approprier ce rôle et commencer à le faire sien.
La concurrence entre les deux hommes est saine, productive, et elle tire le PSG vers le haut. C'est d'ailleurs ce que semblait vouloir souligner Marquinhos en refusant de désigner un vainqueur définitif. Dans un club où la hiérarchie se construit semaine après semaine, la meilleure réponse reste celle donnée sur le terrain. Et mercredi soir, ils ont tous les deux répondu présent.
La saison entre dans sa phase la plus intense. La Ligue des Champions, si le PSG poursuit son parcours, offrira à Kvaratskhelia et Doué la scène idéale pour trancher — vraiment — ce débat. Les observateurs suivront avec attention lequel des deux s'impose dans les moments qui comptent. Marquinhos a peut-être son idée, mais le football a cette faculté de renverser les certitudes. Rendez-vous sur la plus grande scène européenne.