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Football

Juventus trébuche à Vérone, le podium s'éloigne

Par Thomas Durand··4 min de lecture·Source: Footmercato

La Juventus ne décolle pas. Accrochée par l'Hellas Vérone, la Vieille Dame voit ses rêves de rattrapage s'envoler à nouveau et laisse Milan consolider sa domination.

Juventus trébuche à Vérone, le podium s'éloigne

Il y a des matchs où le scénario s'écrit d'avance, des rencontres où tout semblait ficelé avant même le coup d'envoi. Dimanche à Vérone, la Juventus en a eu la certitude : elle ne remporterait rien ce jour-là. L'Hellas, équipe de Serie A qui pratique ce football de guerriers, a imposé ses lois pendant quatre-vingt-dix minutes, et Turin n'a eu d'autre choix que d'accepter le partage des points. Un nul frustrant, un 0-0 qui ressemble davantage à une défaite morale qu'à un résultat équitable.

Quand Thiago Motta découvre les limites de son projet

Voilà plusieurs semaines que la machine juventine toussote. Depuis son arrivée cet été, Thiago Motta bâtit quelque chose, certes, mais ce quelque chose reste encore imparfait, inachevé. Le technicien italien a hérité d'une équipe en reconstruction, loin des canons de la Juve d'antan. Et face à un adversaire aussi compact, aussi déterminé que Vérone, les carences deviennent évidentes.

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La première période a incarné cette impuissance. Bowie, le portier veronese, n'a quasiment pas eu à trembler. Les Turinois se sont évertués à jouer au jeu de leurs hôtes, faisant circuler le ballon sans danger réel, sans ce tranchant offensif qui terrorise généralement les défenses. Où était ce collectif rodé ? Où était ce leadership offensif qu'on attendait ?

Cristiano Ronaldo n'est plus là pour trancher les débats à coups de talent brut. Dusan Vlahovic, son remplaçant supposé, peine à imposer sa domination physique face aux défenses bien organisées. Et si le Serbe a eu quelques occasions, elles n'avaient pas cette certitude de celui qui sait où aller chercher le but. Dans le football moderne, cette différence entre un attaquant d'élite et un bon avant-centre s'appelle souvent la différence entre gagner et regretter.

La Serie A bouge, la Juve s'enlise

À cinquante-six points après quinze journées, la Juventus accuse un retard inquiétant face aux ténors du moment. L'AC Milan respire plus facilement au-dessus, consolide sa position, et les autres n'attendent qu'une faille pour s'engouffrer dans la brèche. Cette brèche, la Juventus la creuse elle-même, semaine après semaine.

Ce qui surprend véritablement, c'est que la situation n'était pas censée être ainsi. Après des années à régner sans partage en Italie, où la Juventus était l'équipe à battre, l'inévitable, l'implacable, voilà que Turin doit se battre pour une place dans le top trois. L'histoire du foot nous enseigne que ces transitions, ces moments où une dynastie déchante, sont rarement quelque chose qu'on anticipe correctement. Personne ne voyait la domination milanaise du début des années 2020 s'écrouler. Personne ne voyait la Juventus, machine à gagner, se retrouver à compter ses points comme une équipe de milieu de tableau.

Et pourtant, c'est exactement ce qui se joue. Le recrutement de l'été, malgré les promesses faites autour de noms comme Douglas Luiz ou Nico Gonzalez, n'a pas livré les résultats espérés. L'intégration prend du temps. Thiago Motta a hérité d'une équipe en transition, et ce n'était déjà pas une sinécure avant de devoir affronter les aléas d'une compétition où tout le monde à quelque chose à prouver.

Vers un tournant ou une simple correction de trajectoire ?

Le mercato d'hiver approche. C'est généralement à ce moment que les projets en difficulté se jouent des cartes majeures, que les clubs acceptent de dépenser pour relancer la machine. La Juventus y réfléchit forcément, même si ses dirigeants clament que tout va bien. Ils font ce qu'on appelle en politique « tenir le cap ».

Mais tenir le cap, c'est aussi accepter de rater le podium, c'est accepter que les murs du Wanda Metropolitano ou du Stadio Olimpico soient moins redoutables que par le passé. C'est accepter que les matchs contre des équipes qui ne jouent pas au football, qui défendent, qui cherchent à vous étouffer, deviennent des épreuves plutôt que des formalités administratives.

Quelque part entre la nostalgie de cette époque où la Juventus était intouchable et la réalité présente d'une équipe en reconstruction, Turin devra trouver un équilibre. Dimanche à Vérone, sous le soleil hivernal du nord de l'Italie, ce message a résonné comme une alarme : le projet n'est pas prêt, et les concurrents le savent.

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