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Les cinq Fennecs qui donnent des sueurs froides à l'Argentine

Par Antoine Moreau··4 min de lecture·Source: Footmercato

Avant le choc face à l'Algérie en Coupe du Monde 2026, Scaloni doit étudier cinq joueurs algériens capables de pourrir les plans de l'Albiceleste. Portrait des perturbateurs.

Les cinq Fennecs qui donnent des sueurs froides à l'Argentine

Mardi soir, quand Lionel Scaloni enverra ses hommes affronter l'Algérie en ouverture de la Coupe du Monde 2026, il n'aura qu'une certitude : les Fennecs ne viennent pas faire de la figuration. Cette équipe algérienne, souvent sous-estimée en Occident, cache des joueurs capables de transformer un match pourtant favorable en vraie bataille. Cinq d'entre eux, en particulier, font bugger les nuits blanches de l'état-major argentin.

Quand l'Algérie sort ses armes offensives

Commençons par le plus évident : Riyad Mahrez reste la référence offensive des Fennecs. À bientôt 33 ans, l'ailier mancunien de Manchester City a perdu un peu de sa furia légendaire, mais il conserve cette capacité redoutable à surgir au moment où on ne l'attend pas. Sur le flanc droit, il peut mettre Nahuel Molina dans l'embarras en deux dribbles. L'inquiétude de Scaloni n'est pas tant sa vitesse déclinante que cette intelligence du jeu qui ne s'éteint jamais vraiment chez les grands compétiteurs. Mahrez sait exactement où se placer pour devenir imprévisible.

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À côté de lui, Yacine Brahimi incarne une menace différente mais tout aussi gênante. Le joueur d'Al-Rayyan, que beaucoup ont oublié en Europe, possède cette sournoiserie caractéristique des attaquants du Golfe rompus aux championnats durs : il te blesse pas avec des éclairs, mais avec des coups de rasoir. Son positionnement, sa lecture du jeu défensif argentin, pourrait créer des décalages dangereux. Avec 39 sélections et 13 buts en équipe nationale, ce n'est pas un figurant.

La solidité défensive comme poison argentin

Sauf que l'Algérie ne gagne jamais par l'attaque seule. Ce qui terrifie vraiment Scaloni, c'est le bloc défensif des Fennecs. Rédouane Soudi, axial gauche robuste d'AS Roma, joue les remparts avec une efficacité quasi mécanique. 11 sélections, peu mais précisément ciblées. Soudi n'est pas un fantaisiste : c'est un mur qui sait temporiser, qui gagne ses duels, qui ne se laisse pas impressionner par la réputation. Or, dans une Coupe du Monde, face à une Argentine qui voudra imposer son tempo dès la première minute, ce genre de joueur peut vous pourrir le match.

Au milieu de terrain, Abdelhamid Sabiri endosse le rôle de chef d'orchestre défensif. Le numéro 10 algérien, passé par Sampdoria et maintenant à Al-Shabab, c'est le cœur qui pulse. Ses 18 buts en 68 sélections ne résument pas son impact réel : c'est un organisateur de l'espace, quelqu'un qui ne laisse pas respirer l'adversaire en première période. Mesut Özil avait cette qualité troublante de sembler être partout à la fois sans vraiment courir. Sabiri est taillé dans le même tissu.

Le gardien qui pourrait jouer des tours

Enfin, impossible d'ignorer Abdelmalek Essaïdi, gardien du Raja Casablanca habitué aux matchs tendus du championnat marocain. Ses réflexes face aux tirs puissants d'un Lautaro Martínez ou d'un Ángel Di María pourraient devenir cruciaux. L'Algérie sait que face à l'Argentine, il n'y aura pas 15 occasions. Chaque ballon compte. Un gardien qui sort une ou deux parades salvatrices change tout en Coupe du Monde.

Ce qui rend cette rencontre fascinante, c'est la méthodologie algérienne : ne pas jouer au football argentin, les étouffer plutôt. Avec ces cinq joueurs clés en poste, Djamel Belmadi compose une équipe où chaque pion a une fonction très précise. Mahrez et Brahimi ouvrent des brèches par le haut, Soudi et Sabiri ferment les espaces au centre, Essaïdi économise les efforts en stoppant ce qui s'annonce. C'est un système rodé, presque anonyme aux yeux des puristes du football européen, mais terriblement efficace dans les compétitions qui comptent.

L'Argentine devrait gagner sur le papier. Mais le papier, on le sait, ne gagne pas les matchs. Scaloni ferait bien de préparer ses garçons à affronter non pas une équipe venue danser, mais une sélection qui a l'expérience des vraies batailles. Le 1er jour de la Coupe 2026, ça s'appelle une répétition générale pour la suite.

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