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Sabri Lamouchi vers la sortie après le fiasco tunisien en Suède

Par Antoine Moreau··4 min de lecture·Source: Footmercato

Laminée 5-1 par la Suède, la Tunisie envisage déjà de se séparer de son sélectionneur français. Un scénario catastrophe qui pourrait précipiter la fin de l'aventure de Lamouchi.

Sabri Lamouchi vers la sortie après le fiasco tunisien en Suède

Cinq buts encaissés. Un seul marqué. Et surtout, une humiliation qui signe probablement l'arrêt de mort de Sabri Lamouchi sur le banc tunisien. Le sélectionneur français de 54 ans pensait relancer les Aigles de Carthage en Coupe du Monde 2026, il risque plutôt de ne pas survivre à ce premier match contre la Suède, où sa formation s'est effondrée 5-1 face aux Suédois.

La débâcle était totale, sans nuance, sans excuse. Pas un moment où la Tunisie aurait pu croire à son salut. Lamouchi, ancien technicien de Rennes en Ligue 1, qui avait pris les rênes de l'équipe nationale tunisienne avec la promesse de restructurer un effectif vieillissant, se retrouve déjà acculé. Les résultats avaient été décevants lors des éliminatoires, mais ceux-ci restaient relativisables. La Suède, elle, n'a laissé aucune place au doute.

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Un bilan expéditif qui scelle les doutes

Avant même que le tournoi ne prenne réellement son envol, la trajectoire de Lamouchi vacille. La fédération tunisienne regarde déjà vers la sortie. Comment justifier une telle débandade ? Comment expliquer qu'une équipe se présente aussi mal préparée, aussi peu organisée, aussi fragile mentalement face à un adversaire de haut niveau ? Les cadres tunisiens n'ont rien montré en première mi-temps, et la deuxième n'a été qu'une succession de déconfiture défensive.

Les chiffres racontent l'histoire sans détour. La Tunisie a concédé 5 tirs cadrés en première période seulement. Son gardien a dû intervenir à sept reprises avant la pause. Face à la Suède, il n'y a pas eu de match : il y a eu une récréation où les Scandinaves se sont amusés. Le scénario que redoutait la fédération tunisienne s'est cristallisé en 45 minutes.

Lamouchi avait parlé de reconstruction, de projet ambitieux, de retour aux fondamentaux. Il n'a livré que chaos et désorganisation. Dans les vestiaires, l'ambiance doit être électrique. Les anciens leaders de cette sélection, ceux qui ont porté la Tunisie lors de leurs meilleurs moments, sont maintenant mis en question publiquement. Le sélectionneur, lui, l'est davantage encore.

La pression exercée par les médias tunisiens et les supporters est immédiate et viscérale. Les réseaux sociaux demandent déjà sa tête. Des voix officielles au sein de la fédération font circuler l'idée d'un changement rapide. Rester en poste après un tel résultat relèverait du miracle politique. Et Lamouchi n'a jamais eu la réputation d'être un politicien avisé.

La suite du tournoi devra se faire sans lui

Il reste deux matchs à la Tunisie dans cette phase de groupes. Deux opportunités de sauver les meubles, de montrer qu'il existait des circonstances atténuantes, des malchances ou des erreurs corrigeables. Mais avec Lamouchi à la barre ? La confiance est rompue. Les joueurs ne croiront plus en ses paroles. L'autorité morale qui fait tenir un vestiaire, surtout en moment de crise, s'est volatilisée.

La fédération tunisienne commence déjà à explorer des options. Qui pour prendre en charge cette équipe en déliquescence ? Quel profil pour redorer le blason terni par cette débâcle ? Les noms des anciens sélectionneurs circulent. Ceux qui ont goûté au succès avec les couleurs rouges et blanches. Ceux qui connaissent le terrain, la mentalité tunisienne, les dynamiques internes qui font tenir une sélection africaine.

Lamouchi, lui, rangera ses affaires. Pas de grande sortie médiatique, pas de diatribe contre le calendrier ou les circonstances. Juste une fin programmée, quasi mécanique, inexorable. Il reviendra en France, réfléchira à sa trajectoire de technicien, et attendra une nouvelle opportunité. Car il en viendra d'autres, même après ceci. Mais en Tunisie, son histoire s'arrête ici.

Pour les Aigles de Carthage, c'est un changement qui pouvait se faire de manière ordonnée au terme du tournoi. Le précipiter permet au moins à l'équipe de respirer, de repartir sur des bases claires, de réinventer rapidement son discours. Deux matchs pour relancer la machine. C'est court, mais c'est encore possible si la transition s'opère immédiatement.

  • 5-1 : l'écart final face à la Suède, une débâcle sans appel
  • 54 ans : l'âge de Sabri Lamouchi, en fin de carrière de sélectionneur
  • 2026 : l'année du tournoi, le projet que Lamouchi était censé mener à terme
  • 2 matchs : ce qui reste à jouer en phase de groupes pour la Tunisie

L'ironie, c'est qu'un reboot rapide pourrait bien être la meilleure médecine pour cette sélection. Loin de la certitude que tout s'écroule, il existe une chance que ce coup d'arrêt traumatisant débouche sur une réaction. Mais cette chance-là, Lamouchi ne la verra pas de son banc.

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