Aller au contenu principal
Autres Sports

Tchouameni fragilisé, la France privée de son milieu face au Paraguay

Par Antoine Moreau··4 min de lecture·Source: Footmercato

Touché aux adducteurs, Aurélien Tchouameni manquera le huitième de finale contre le Paraguay. Son retour en quart de finale reste incertain et pose des questions majeures au sélectionneur.

Tchouameni fragilisé, la France privée de son milieu face au Paraguay

Il y a des absences qui changent une équipe. Celle d'Aurélien Tchouameni contre le Paraguay, samedi soir à Philadelphie, en est une. Le milieu de terrain français souffre d'une blessure aux adducteurs depuis plusieurs jours. Didier Deschamps a tranché : impossible de le risquer sur la pelouse du stade Lincoln Financial. Mais voilà le problème — et il est de taille. On ne parle plus juste d'un match, on parle du quart de finale qui attend les Bleus. Tchouameni, lui, pourrait bien ne pas être du voyage.

Qu'est-ce qu'une blessure aux adducteurs et pourquoi c'est si handicapant en Coupe du Monde?

Les adducteurs, ce sont ces muscles de l'intérieur de la cuisse qui permettent de rapprocher les jambes. Rien de bien glamour, mais absolument fondamental pour un footballeur qui doit couvrir 10, 12 kilomètres par match en accélérant, en décélérant, en changeant de direction. Tchouameni a disputé 45 matchs cette saison avec l'AS Monaco avant le tournoi, et sur tous ces terrains, il a enchaîné les efforts explosifs. Ses adducteurs ont probablement crié grâce.

BetBurger - Surebets et Valuebets en temps réel

Scanner professionnel de surebets et valuebets pour maximiser vos gains sportifs.

Découvrir BetBurger →

18+ | Les jeux d'argent peuvent être dangereux. Jouez responsablement.

Une blessure à cette zone, c'est traître. Elle revient régulièrement si on ne la traite pas avec le sérieux qu'elle mérite. Elle réapparaît juste au moment où tu te crois guéri. Et en Coupe du Monde, où chaque match peut être le dernier de ta campagne, on ne badine pas avec ça. Deschamps le sait : forcer Tchouameni, c'est risquer de le perdre pour deux, trois matchs d'affilée. Donc on s'abstient. Logique.

Qui peut remplacer Tchouameni au cœur du jeu français?

C'est là que ça devient intéressant, parce que le sélectionneur n'a pas des tonnes d'options. Youssouf Fofana, c'est le logique remplaçant. Le joueur de l'AS Monaco, qui connaît Tchouameni depuis la formation, dispose des mêmes qualités : cette capacité à recycler le ballon vite, à dégager les lignes, à protéger la défense. Il a 23 ans. Il a joué 31 matchs en Ligue 1 cette saison avant le tournoi. C'est un professionnel sérieux, pas un fantasque qui va te perdre le ballon à la 70e minute en situation critique.

Mais entre Fofana et Tchouameni, il y a une différence de statut, de confiance accumulée. Tchouameni, depuis deux ans, c'est le patron du milieu tricolore. Il a joué 48 matchs sous le maillot bleu, il connaît le poids. Fofana, lui, n'aura que des miettes à son compteur avant ce match. Deschamps pourrait aussi faire bouger les pièces en mettant Mattéo Guendouzi plus haut ou en renforçant avec un troisième milieu. Mais ces ajustements, ils auront un coût tactique.

La réalité, c'est que contre le Paraguay, l'équipe de France ne devrait pas avoir besoin d'un génie. Les Guaraní ne sont pas une machine de guerre, et les Bleus sont favorites sur le papier. Le test réel, il arrivera ensuite, si Tchouameni ne peut pas être rétabli.

Deschamps peut-il se permettre d'arriver en quart sans son milieu titulaire?

Ici, on rentre dans le scénario catastrophe que Deschamps essaie d'éviter. Un quart de finale, c'est l'instant où les petits ajustements deviennent des erreurs fatales. La France affronterait potentiellement l'Angleterre, l'Allemagne ou un autre cador. Pas le moment d'arriver avec le réservoir de milieu à moitié vide.

Tchouameni, c'est aussi un équilibreur. Défensivement, il te permet de ne pas surcharger la défense. Offensivement, il crée du rythme et des espaces pour Griezmann, Mbappé ou Benzema. Les quatre jours qui séparent le huitième du quart, c'est le timing parfait pour qu'il recouvre une mobilité complète. Deschamps mise sur ça. Les médecins aussi, probablement.

Mais les blessures aux adducteurs ne lisent pas les calendriers. Elles se font leur propre agenda. C'est pourquoi l'incertitude plane sur le quart de finale. Si Tchouameni ne peut pas y être, Deschamps devra inventer. Et inventer en Coupe du Monde, sans trop de temps pour des répétitions, c'est toujours un pari.

Samedi soir à Philadelphie, les Bleus doivent déjà penser à après. Battre le Paraguay, c'est une obligation, pas une performance. Le vrai match, c'est dans quatre jours. Et tout dépendra de l'état physique d'un homme qui, jusqu'à mercredi dernier, pensait jouer tous les matchs.

Pour aller plus loin

Articles similaires