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RWDM - le cauchemar Textor continue, relégation administrative menaçante

Par Antoine Moreau··4 min de lecture·Source: Footmercato

Le RWDM, pourtant sauvé sportivement, fait face à une relégation administrative. John Textor laisse des ruines derrière lui en Belgique.

RWDM - le cauchemar Textor continue, relégation administrative menaçante

Quand on croyait le pire passé, le RWDM découvre que les murs s'effondrent encore. Le club bruxellois, qui a arraché son maintien sportivement en Challenger Pro League en terminant 13e, fait désormais face à une menace bien plus grave : une relégation administrative potentielle. Les dégâts collatéraux du passage de John Textor continuent de ravager la Belgique.

Quand les comptes ne mentent jamais

Le RWDM a publié ses chiffres financiers, et c'est un cataclysme. Des dettes massives, une gestion comptable chaotique, des engagements non honorés : tout ce que le propriétaire américain a laissé traîner derrière lui en débarquant. Textor, qui a fait ses débuts explosifs en Belgique avec des promesses d'investissement massif, a transformé le club en champ de mines financier avant de plier bagage.

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Les autorités réglementaires belges ne plaisantent pas avec les règles de licencing. Un club qui ne présente pas une santé financière suffisante, c'est l'exclusion sportive. Le RWDM n'y a pas échappé : malgré ses 13 points qui auraient dû sauver le club sportivement, la situation comptable pourrait le renvoyer à l'étage inférieur.

C'est le genre de situation où les victoires sur le terrain deviennent dérisoires. Après une saison où tout semblait perdu, les joueurs ont réussi l'exploit sportif. Mais pendant ce temps, à Bruxelles, les administrateurs tentaient de colmater les brèches d'une gestion irresponsable.

L'héritage Textor : un galère sans fin

John Textor n'est pas un enfant de cœur du football européen. Cet homme d'affaires américain, connu pour ses tentatives multiples de structurer des portefeuilles de clubs, a débarqué en Belgique avec des intentions apparemment ambitieuses. En réalité, ce qu'il a laissé, c'est une organisation en ruines et des problèmes qui s'accumulent.

Le RWDM n'est pas l'unique victime. La séquence Textor en Belgique ressemble à un parcours du combattant : promesses gonflées, investissements qui n'arrivent jamais, restructurations hasardeuses, puis départ. Les petits clubs n'ont pas la résilience des géants; quand quelqu'un arrive avec des rêves de grandeur et s'en va en laissant les dettes, c'est une amputation.

Les années précédentes, le RWDM avait déjà connu des turbulences. Mais cette fois, c'est structurel. Les responsables actuels du club héritent d'une ardoise impossible à gérer rapidement. On parle de millions qui se sont évaporés, de contrats signés sans vision à long terme, de structures mises en place sur du vent.

À titre de comparaison, le RWDM évoluait en Jupiler Pro League il y a seulement quelques années. La dégringolade vers la deuxième division belge était déjà un symptôme du malaise. Mais maintenant, même la deuxième division paraît menacée.

Survie sportive, naufrage administratif

Le calendrier du RWDM est devenu surréaliste. D'un côté, un groupe de joueurs qui se battent pour la survie. De l'autre, des auditeurs qui épluent les comptes et découvrent des trous noirs financiers. La relégation administrative serait une double peine : punir sportifs et supporters pour les péchés d'un propriétaire absent.

Bruxelles attending maintenant les décisions de la Pro League et de ses instances réglementaires. Le dossier du RWDM a probablement atteint tous les bureaux importants. Les mesures possibles : des amendes, des pénalités de points, ou carrément l'expulsion vers la troisième division. Aucune n'est anodine pour un club qui vient de combattre une saison entière pour rester debout.

Les supporters bruxellois ont eu droit à un film de catastrophe. Espoir, puis effondrement. Renouveau promis, puis gestion de crise. Et maintenant, juste au moment où un petit mieux semblait possible, les institutions frappent à la porte avec des conclusions qui remettent tout en question.

La situation du RWDM restera longtemps un cas d'école de ce qu'il ne faut pas faire en football. Un propriétaire externe, des promesses démesurées, une absence de suivi, puis le vide. Le club belge devra maintenant chercher des investisseurs sérieux, rebuild une crédibilité perdue, et surtout, survivre à ce qui pourrait être la décision la plus dure de son histoire récente. Le foot peut être cruel. Parfois, c'est juste.

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