Fantomatique face à la RD Congo, Cristiano Ronaldo a laissé sa famille monter au créneau. Ses sœurs défendent le septuagénaire du football comme jamais.
Les réseaux sociaux ne dorment jamais. Hier soir, pendant que le Portugal gâchait une occasion en or contre la RD Congo sur le score de 1-1, les proches de Cristiano Ronaldo ont décidé de prendre la parole. Pas pour commenter le résultat, ni même la performance collective. Non. Pour défendre coûte que coûte leur frère, critiqué de toutes parts après une nouvelle sortie transparente à 41 ans.
Pourquoi Ronaldo reste-t-il aussi absent sur le terrain ?
À cet âge, on ne joue plus au football comme on respirait à 28 ans. Cristiano Ronaldo l'oublie régulièrement. Hier, face aux Congolais, il n'a pratiquement rien eu en première période, puis peu à peu disparu du jeu quand l'équipe lusitanienne a dû accélérer. Pas de pressing, peu de mobilité, zéro incisivité. Le genre de prestation qui pousse les supporters à se demander ce que l'attaquant de l'Al-Nassr vient vraiment chercher à la Coupe du monde 2026.
Roberto Martinez, le sélectionneur portugais, aurait dû trancher depuis longtemps. Au lieu de cela, il maintient une hiérarchie qui privilégie l'expérience et la notoriété sur les performances actuelles. Ronaldo a disputé 212 matchs internationaux, une légende à part entière. Mais les légendes ne marquent pas des buts en se contentant d'exister sur le terrain. À 41 ans, il faut produire ou accepter de regarder de côté.
Ses chiffres offensifs sont éloquents. Des mois sans trouver l'arrière du filet avec son club saoudien, une sélection nationale qui l'utilise par inertie plutôt que par conviction tactique. Ce matin, l'absence de but du Portugal contre la RD Congo ne peut être imputée à lui seul, mais sa non-contribution à la création du jeu a pesé lourd dans une rencontre où les Portugais auraient pu enfoncer un adversaire largement à leur portée.
Comment sa famille le défend face à la tempête médiatique ?
Voilà où l'histoire devient intéressante. Au lieu de laisser filer les critiques légitimes, les sœurs de Ronaldo ont sorti l'artillerie lourde sur les réseaux. Message limpide : touchez pas à mon frère. Elles rappellent son palmarès, son apport historique au football mondial, transformant chaque reproche en attaque personnelle contre un génie incompris.
C'est le mécanisme classique de toute famille royale sports. Quand le prince faiblit, la couronne se resserre. Ses sœurs, Elma et Katia, connaissent parfaitement ce jeu. Elles cultivent une proximité médiatique régulière, commentent l'actualité de Cristiano, entretiennent une connexion émotionnelle avec les fans. Hier, elles ont franchi une ligne. Non plus en célébrant ses succès, mais en défendant sa place face aux critiques.
Sur Instagram, TikTok, Twitter, les messages se sont multipliés. Des emojis en cascade, des sous-entendus acérés envers ceux qui osent remettre en question l'aîné. Et pour beaucoup de supporters portugais, c'est devenu ambivalent. D'un côté, admirer la loyauté familiale. De l'autre, se demander s'il est vraiment sain qu'un sélectionneur national gère ses équipes sous la pression constante de la famille du joueur.
Quel impact pour le Portugal et la qualification 2026 ?
Le Portugal doit se qualifier pour la Coupe du monde 2026. Ce n'est pas un objectif cosmétique. C'est une obligation. Après plusieurs résultats inquiétants, incluant ce nul sans saveur en RD Congo, chaque match compte. Roberto Martinez ne peut plus se permettre de laisser des joueurs en fin de carrière diriger le projet par leur simple présence.
La réalité est brutale. Le Portugal a Gonçalo Ramos, Diogo Jota, João Félix en attaque. Trois joueurs qui incarnent l'avenir et produisent au quotidien pour leurs clubs. Maintenir Ronaldo en tant que pivot, c'est potentiellement sacrifier la flexibilité tactique du groupe. C'est aussi envoyer un message confus : la performance compte moins que le prestige historique.
Si le clan Ronaldo continue de monter la garde à chaque critique, deux scénarios se dessinent. Soit Martinez cède et maintient son attaquant-vedette jusqu'à l'épuisement complet, au risque de pénaliser les jeunes talents. Soit il prend une décision courageuse, avec tous les risques médiatiques que cela comporte auprès d'une fanbase qui idolâtre Cristiano Ronaldo comme peu d'autres joueurs au monde.
Les sœurs de Cristiano ont raison sur un point : c'est un championnat sans égal. Mais les champions aussi savent quand il est temps de passer le flambeau. Pour le moment, ce débat n'existe même pas en Portugal, étouffé par une vénération qui brouille les vrais enjeux sportifs. À quatre-vingt-dix jours du terme des qualifications, cette question deviendra incontournable.