Le Stade Rennais et Sunderland ont trouvé un accord pour Eliezer Mayenda. L'attaquant congolais devrait débarquer en Bretagne dans les prochains jours, poursuivant la frénésie mercato bretonne.
Rennes ne lâche rien. Alors que le marché des transferts peine encore à décoller pour la plupart des clubs français, le Stade Rennais continue sa razzia méthodique sur le marché. Après avoir enregistré l'arrivée d'Adrien Thomasson, Issa Soumaré, Gonçalo Oliveira et Nicolas Lemaitre en quelques semaines, voilà qu'Eliezer Mayenda franchit les derniers kilomètres qui le séparent de la Bretagne. Accord trouvé avec Sunderland. Signature imminente. Christophe Galtier et Frédéric Masseau, son directeur du football, ne laissent rien au hasard dans cette fenêtre estivale.
Le profil de Mayenda colle aux ambitions du club rouge et noir. Attaquant pure, polyvalent, capable de jouer à plusieurs postes du secteur offensif, l'international congolais âgé de 25 ans représente exactement le type de joueur que Rennes recherchait pour densifier son effectif devant. Pendant deux saisons à Sunderland, il a montré de bonnes choses en Championship anglaise, cette deuxième division où la compétition n'a rien à envier à nos meilleurs championnats européens.
Le mur de Rennes se construit en direct
Cinq recrues en quelques jours, c'est le signature d'une stratégie claire et exécutée sans tergiversations. Le recrutement rennais fonctionne à flux tendu, sans les tergiversations habituelles qui paralysent tant de clubs français lors des périodes de mercato. Masseau et son équipe ont visiblement dressé une liste de cibles avant l'été, étudié chaque dossier, et ils exécutent maintenant le plan sans improvisation. Mayenda n'est pas une coup de génie tardif, c'est un chaînon qui s'ajoute à une chaîne déjà bien construite.
Issa Soumaré, le latéral gauche française prêté par Lens, vient de renforcer la défense. Nicolas Lemaitre, lui, s'inscrit dans la continuité du projet avec ses qualités de passeur. Gonçalo Oliveira, le milieu portugais, ajoute de la créativité au cœur du terrain. Et puis Adrien Thomasson, la première arrivée officielle, redonne une envergure offensive à l'équipe. Chacun a sa place. Chacun remplit une fonction précise dans le nouvel équilibre que Galtier veut installer.
Sunderland lâche prise, Rennes en profite
Du côté anglais, on ne pleurniche pas. Sunderland accepte le départ de Mayenda sans traîner, signe que les Noirs Cats ne voyaient pas en lui un élément incontournable de leur projet. En Championship, les transferts secs sont monnaie courante, et les clubs britanniques gèrent généralement mieux que les leurs la question des départs. Pas de bras de fer absurde, pas de demande financière démesurée. Le dossier bouge vite, proprement, comme on aimerait les voir avancer plus souvent en Ligue 1.
Cela soulève une question intéressante : comment Rennes parvient-il à conclure aussi vite quand tant d'autres clubs traînent des pieds pendant des semaines ? La réponse tient probablement en trois mots : préparation, budget, et sérieux. Pas de promesses en l'air, pas d'attentes vagues. Des dossiers béton, des enveloppes budgétaires actées, et une machine de recrutement qui sait exactement ce qu'elle veut.
La faim de Rennes n'est pas assouvie
Avec Mayenda, Galtier aura l'occasion de proposer des rotations offensives plus intéressantes. L'équipe manquait de profondeur en attaque la saison passée. Trois mois d'une Ligue 1 intense, des coupes nationales, et même la Ligue Europa si tout va bien, demandent une vraie densité d'effectif. Les Bretons n'ont pas oublié leur élimination prématurée en coupe d'Europe la saison précédente. Ils veulent frapper plus fort. Mayenda s'ajoute à cette logique.
Reste à savoir si le mercato rennais s'arrête là ou si d'autres noms apparaîtront d'ici la fin de la fenêtre. À entendre l'entourage du club, d'autres pistes seraient en cours d'exploration. Rien de certain pour l'instant, mais l'appétit de Rennes semble intact. Olivier Letang, le président, et Masseau veulent construire une équipe armée pour jouer les premiers rôles domestiques et européens.
Mayenda, ce n'est pas un coup de tonnerre planétaire. Mais c'est un renfort cohérent qui montre à quel point Rennes fonctionne différemment du reste de la Ligue 1 cette année. Tandis que Paris, Lyon ou Marseille cherchent encore leur formule gagnante, les Bretons avancent, tranquilles, méthodes, sans fla-fla. À l'heure où le football français manque cruellement de projets ambitieux et clairs, celui-ci mérite d'être observé de près.