Le Stade Rennais cible Eliezer Mayenda pour dynamiter son attaque. Le club breton accélère ses démarches offensives sur le marché des transferts.
Alors que les vacances d'été traînent encore sur les plages bretonnes, le Stade Rennais ne chôme pas. Eliezer Mayenda est devenu l'obsession du moment pour la direction rennaise, qui voit en l'attaquant sud-africain la pièce manquante d'un puzzle offensif devenu trop fragile au fil de la saison écoulée. C'est une décision claire : après avoir terminé sixième de Ligue 1 avec des regrets plein les poches, les Rouges et Noirs veulent frapper fort dès maintenant, avant que les autres gros clients du mercato ne se positionnent.
Pourquoi Mayenda et pas un autre?
Eliezer Mayenda possède ce profil atypique que recherchent les clubs ambitieux : jeune, affamé, international avec la Afrique du Sud, et surtout capable de jouer en première ligne ou en soutien. À 24 ans, l'attaquant des Kaizer Chiefs ne cesse de progresser dans un championnat sud-africain qui, certes, ne fait pas trembler l'Europe, mais qui produit régulièrement des talents bruts aux qualités indéniables. Son potentiel de revente serait énorme pour Rennes, qui a appris à construire son économie de club en flippant les talents avant de les valoriser.
Le Stade Rennais, ces trois dernières saisons, a souffert d'une attaque friable. Les numéros 9 se sont succédé sans vraiment convaincre sur la durée. Mayenda, c'est le pari du talent brut, celui qui demande un peu de temps d'adaptation mais qui peut faire basculer une saison entière. Trois buts en dix matchs avec les Kaizer Chiefs cette année : des stats modestes sur le papier, mais Rennes regarde surtout sa capacité à créer des espaces, à être décisif quand le contexte s'y prête.
Quel budget pour cette opération?
Voilà la vraie question qui anime les salons de la direction rennaise. Les Kaizer Chiefs ne vont pas lâcher Mayenda pour une poignée de euros. En Afrique du Sud, malgré les apparences, les transferts vers l'Europe se chiffrent en millions. Il faut compter entre 8 et 15 millions d'euros pour un dossier de cette envergure, particulièrement si plusieurs clubs se positionnent simultanément.
Rennes a démontré au cours des deux dernières fenêtres de mercato qu'elle disposait d'une certaine flexibilité financière, notamment pour des prospects. L'arrivée de Jérémy Doku en 2022 (environ 13 millions) puis les recrutements offensifs successifs montrent qu'il y a une volonté réelle de bâtir une attaque compétitive. Pour Mayenda, le club breton devrait donc consentir à débourser autour de 10-12 millions d'euros, un investissement raisonnable pour un joueur en progression constante et susceptible de générer des plus-values si son adaptation réussit.
La concurrence va-t-elle s'en mêler?
C'est là que le timing devient critique. À ce stade du marché des transferts, nombreux sont les clubs encore dans les starting-blocks. Mayenda n'est vraisemblablement pas dans les écrans radar des poids lourds français, mais qui sait ce que peuvent faire certains clubs anglais ou même allemands en quête de jeunes talents prometteurs à bas coût? Rennes a l'avantage de frapper les premiers, et c'est justement ce que font les clubs qui savent à qui ils veulent parler.
La Belgique, l'Ecosse, les Pays-Bas : voilà des destinations probables pour les meilleurs jeunes africains, mais l'Allemagne avec ses multiples occasions de jeu et l'Angleterre avec ses moyens financiers constituent des menaces bien réelles. Olympique Lyonnais ou Lille, conscients qu'ils devront recruter offensivement cette année, pourraient se tourner vers des alternatives similaires. Rennes a donc environ deux à trois semaines pour boucler l'affaire avant que d'autres ne viennent compliquer le dossier.
Le Stade Rennais joue son va-tout cette année. Après une saison plutôt décevante où les attentes ont dépassé la réalité du terrain, les supporters réclament du spectacle et des résultats. Mayenda pourrait être cette bouffée d'air frais, ce talent brut capable de transformer une attaque en difficulté. À condition que l'adaptation soit rapide et que le joueur sud-africain se montre à la hauteur de ses promesses. Le football français attend sa révélation offensive. Et si c'était lui?