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Football

Belhanda lâche une bombe sur Greenwood à l'OM

Par Thomas Durand··5 min de lecture·Source: Footmercato

L'ancien marseillais Younès Belhanda s'en prend publiquement à Mason Greenwood, révélant les tensions qui couvent au sein d'un vestiaire de l'OM sous pression.

Belhanda lâche une bombe sur Greenwood à l'OM

Il y a des clubs où les anciens savent se taire. L'Olympique de Marseille n'en fait manifestement pas partie. Younès Belhanda, milieu de terrain marocain passé par la Canebière entre 2012 et 2014, a décidé de jeter une allumette sur une poudrière déjà bien inflammable. Sa cible ? Mason Greenwood, l'attaquant anglais recruté à grand bruit l'été dernier par Pablo Longoria, et dont les performances — ou plutôt leur irrégularité — commencent sérieusement à agacer au-delà du simple cercle des supporters.

Quand un ancien met les pieds dans le plat et révèle ce que tout le monde pense tout bas

Belhanda n'a pas pris de gants. Sur les réseaux sociaux, là où les langues se délient plus facilement que dans les salles de presse feutrées, l'ancien international marocain — 75 sélections avec les Lions de l'Atlas — a pointé du doigt le manque d'implication de Greenwood dans les efforts défensifs de l'équipe. Un tacle en règle, sans fioritures. Et qui fait mouche précisément parce qu'il arrive au pire moment pour l'OM.

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Parce que depuis quelques semaines, le Vélodrome tangue. La défaite face à Lorient — Lorient, qui lutte pour sa survie en Ligue 1 — avait déjà mis le feu aux poudres. Medhi Benatia, le directeur sportif, avait réagi à chaud avec une virulence qui avait surpris. Puis c'est Facundo Medina qui est sorti du silence. Et maintenant Belhanda. L'addition commence à peser lourd.

Ce n'est pas anodin que la critique vienne d'un joueur formé à la dure école du football marocain, habitué aux clubs où le collectif prime sur tout le reste. Greenwood, lui, traverse une saison paradoxale : des éclairs de génie — personne ne lui retirera son talent brut, ce pied gauche capable de déchirer n'importe quelle défense — mais une régularité qui fait défaut et, visiblement, une propension à disparaître dans les phases sans ballon qui irrite ses coéquipiers, ses coaches et maintenant ses anciens partenaires de club reconvertis en observateurs acerbes.

Roberto De Zerbi, l'entraîneur italien recruté cet été pour incarner un nouveau projet ambitieux à Marseille, prône un football total, intensif, où chaque joueur défend à partir de la première ligne. Dans ce système exigeant, un attaquant qui ne presse pas, qui ne court pas, devient un problème structurel. Pas seulement un irritant.

Un vestiaire sous tension et un projet OM qui cherche encore sa cohérence

Le timing de la prise de parole de Belhanda n'est pas innocent. Elle intervient dans un contexte où l'OM accumule les contre-performances à des moments clés de la saison. Le club phocéen, qui avait affiché des ambitions européennes sérieuses en début d'exercice, se retrouve à devoir batailler pour accrocher un top 5 convenable en Ligue 1. La mayonnaise n'a pas pris comme espéré.

Les chiffres racontent cette histoire mieux que n'importe quel discours. Greenwood affiche certes des statistiques honorables — une dizaine de buts et des passes décisives toutes compétitions confondues — mais son ratio d'efforts défensifs par match le place dans les derniers de sa catégorie au sein de l'effectif marseillais. Dans un système De Zerbi qui réclame en moyenne plus de 50 sprints défensifs par match à ses attaquants, ce gouffre-là devient intenable sur la durée.

  • 75 sélections en équipe nationale du Maroc pour Younès Belhanda, une légitimité de parole difficile à ignorer
  • Top 5 visé par l'OM en Ligue 1, objectif désormais sous pression après plusieurs résultats décevants
  • 50+ sprints défensifs par match réclamés aux attaquants dans le système Roberto De Zerbi
  • 1 été de recrutement massif pour Longoria et Benatia, dont le retour sur investissement Greenwood est aujourd'hui questoinné publiquement

Au-delà du cas Greenwood, c'est la gouvernance émotionnelle du club qui interpelle. Benatia qui sort les griffes après une défaite, Medina qui lâche des piques, Belhanda qui tire depuis l'extérieur... L'OM a toujours été un club volcanique, c'est presque dans son ADN, mais il y a une différence entre passion et cacophonie. Là, on commence à entendre plusieurs partitions jouées en même temps, et ça fausse l'harmonie d'ensemble.

Roberto De Zerbi, lui, garde publiquement la tête froide. L'Italien, qui a construit sa réputation à Brighton en transformant des joueurs ordinaires en véritables artisans du pressing, ne peut pas se permettre d'avoir un électron libre au sommet de son dispositif. La question qui se pose — et que personne à la direction de l'OM ne formule ouvertement — est simple : Mason Greenwood est-il culturellement compatible avec le projet De Zerbi ? Son talent, personne ne le remet en cause. Mais le talent sans l'adhésion au système, c'est du luxe qu'on ne peut pas se payer longtemps.

Belhanda, finalement, a peut-être rendu un service involontaire à tout le monde en posant ce débat sur la table. Mieux vaut une critique franche qu'un malaise qui gangrène en silence. L'OM a trois semaines pour retrouver ses esprits avant les échéances décisives du sprint final. Si Greenwood répond sur le terrain — en bossant, en courant, en s'impliquant — la polémique sera oubliée en quarante-huit heures. Si le statu quo persiste, Belhanda ne sera pas le dernier à hausser la voix. Et ce sera mérité.

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