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Doku forfait, les Diables Rouges privés d'un atout face à l'Iran

Par Antoine Moreau··4 min de lecture·Source: Footmercato

À la veille du duel contre l'Iran, la Belgique perd Jérémy Doku sur blessure. Un coup dur pour les ambitions de Tedesco au Mondial 2026.

Doku forfait, les Diables Rouges privés d'un atout face à l'Iran

Les forfaits, c'est comme les cartons rouges : personne ne les attend, mais ils arrivent toujours au pire moment. Dimanche face à l'Iran, la Belgique devra se passer de Jérémy Doku. L'ailier de Manchester City, l'une des pièces maîtresses du système offensif des Diables Rouges, ne sera pas du voyage à cause d'une blessure. Voilà qui complique sensiblement la tâche de Domenico Tedesco, l'entraîneur qui tentait de relancer une génération dorée en déclin.

Cette annonce tombe à un moment critique de la compétition. Après un premier match où tout n'a pas fonctionné comme prévu, la Belgique ne pouvait se permettre de perdre un joueur de cette trempe. Doku, c'est le dynamisme, c'est la percussion sur les côtés, c'est cette capacité à créer le surnombre qui manque tant aux équipes modernes. Sans lui, l'attaque belge perd en fluidité et en imprévisibilité.

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Quand la malchance s'acharne sur les Diables

Ce n'est pas la première tuile que reçoit la sélection belge depuis le coup d'envoi du tournoi. La Belgique arrive à ce Mondial 2026 avec des blessures qui traînent, des joueurs en quête de rythme compétitif. Et maintenant voilà que Doku forge la route vers l'infirmerie. Le timing est catastrophique pour une équipe qui n'avait déjà pas marge de manœuvre.

Tedesco devra improviser, trouver des solutions dans un effectif réduit. Qui pour remplacer cet ailier capable d'accélérer le jeu, de déborder par la droite ou la gauche ? Les solutions existent, certes, mais aucune n'offre le même potentiel. Alexis Saelemaekers ? Carrasco ? Ce ne sont pas des joueurs d'exception, juste des options solides. C'est la différence entre un plan A et un plan B confortable d'une part, et un plan B de secours de l'autre.

La malchance belge résonne aussi dans le contexte plus large. Cette génération de joueurs – celle de De Bruyne, de Hazard, de Witsel – était censée terminer en apothéose au Mondial. Au lieu de cela, blessures, vieillissement, manque de constance au niveau des clubs. Le rêve s'effiloche depuis déjà deux ans, et chaque coup du sort enfonce un peu plus le clou.

  • Doku : 12 buts en 35 sélections avant le tournoi, l'un des meilleurs passeurs de l'équipe
  • Belgique : 2 matchs à jouer encore dans cette phase de poules pour valider sa qualification
  • Taux d'absence pour blessure : plus de trois joueurs majeurs depuis le début du Mondial 2026
  • Moyenne d'âge des Diables Rouges : 29,4 ans, parmi les plus élevées du tournoi

Le défi Tedesco : bâtir un Plan C convaincant

Reste maintenant à Domenico Tedesco de prouver qu'il a les ressources tactiques pour s'adapter. L'Italo-Allemand arrive au Mondial avec une certaine crédibilité – c'est un technicien respecté – mais aussi avec une pression immense. La Belgique n'est plus favorite de personne, elle joue sa survie à chaque match.

Face à l'Iran, un adversaire que les Diables Rouges ne doivent pas craindre sur le papier, la perte de Doku est davantage un test qu'un arrêt de mort. Sauf que les tests, quand ils s'accumulent, finissent par révéler les vraies faiblesses d'un groupe. Sans créativité offensive de première main, la Belgique risque de devenir prévisible. Et prévisible, pour une équipe en difficulté, c'est mortel.

Tedesco devra compenser par l'organisation défensive, par une possession mieux distribuée, par des ballons percutants d'autres acteurs. De Bruyne sera d'ailleurs scruté à la loupe – lui qui doit endosser les habits de sauveur depuis des mois maintenant. À 35 ans, dans un rôle de leader à part entière, c'est lourd à porter.

Voilà le vrai sujet : pas juste une absence à gérer tactiquement, mais un signal supplémentaire que cette génération belge arrive au bout du tunnel. Les forfaits, c'est jamais anodin. Celui-ci, moins que d'autres, mais il résonne fort parce qu'il confirme une tendance lourde. La Belgique, championne d'Europe par intérim il y a quatre ans, doit maintenant compter sur des plans de secours pour garder la tête hors de l'eau.

Dimanche en fin d'après-midi, on saura si Tedesco et ses hommes peuvent transformer cette adversité en motif de plus grande cohésion. Beaucoup l'en doutent. Mais c'est exactement quand tout va mal qu'on reconnaît les équipes de caractère. Les Diables ont-ils encore ce caractère ? Réponse très bientôt.

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