Une tête décisive de Benbouali permet aux Algériens de revenir au score face à la Jordanie mardi. Un but qui redonne vie aux espoirs des Verts après une première période compliquée.
La rage sur le visage, le poing fermé vers le ciel. Benbouali a trouvé la trajectoire parfaite mardi matin pour ramener l'Algérie à égalité contre la Jordanie lors de cette Coupe du Monde 2026. Un but qui arrive au moment où les Verts avaient besoin d'oxygène, après avoir encaissé l'ouverture du score des Jordaniens en première période.
Ce n'était pas écrit sur le papier. Les hommes de l'Algérie dominaient largement les débats sans pour autant trouver la faille. Puis voilà que Nizar surgit de nulle part pour crucifier le gardien algérien d'une frappe venue de loin. Le genre de but qui vous glace sur le banc de touche, le genre de but qui change la physionomie d'une rencontre quand tu te dis que tu dois ramener quatre points en Coupe du Monde.
Mais Benbouali, lui, n'a pas paniqué. Plutôt que de se morfondre, il a attendu son moment. Et quand l'occasion s'est présentée en deuxième période, il n'a pas hésité. De la tête, avec cette puissance tranquille des buteurs qui savent lire le jeu, il a égalisé. Un but qui pèse lourd dans la dynamique des Algériens, qui retrouvent des couleurs au moment crucial.
L'Algérie accrochée mais pas coulée
Depuis le coup d'envoi mardi matin, les Algériens ont mis la main sur le match. Possession de balle, situations de jeu, occasions même. Tout était algérien sauf le score. C'est ce qui rend le but jordanien particulièrement frustrant. Nizar a fait le job minimal : laisser traîner la jambe, convertir une situation qui sortait de nulle part. Pendant ce temps, les Verts avaient multiplié les tentatives sans jamais vraiment mettre le gardien jordanien en danger.
L'équipe nationale algérienne connaît ce scénario par cœur. Dominer sans être récompensé, c'est devenu presque une marque de fabrique lors des éliminatoires. Et à chaque fois, il faut attendre un sursaut d'orgueil pour revenir. Benbouali incarne ce sursaut. Pas du genre à baisser les bras, il a rappelé à ses coéquipiers qu'il restait du temps. Que rien n'était perdu.
Ce qui frappe avec ce match, c'est la capacité de réaction de l'Algérie face à des équipes qui ne sont pas du même calibre. La Jordanie, c'est pas le Bayern Munich. C'est une formation qui joue son coup et profite des errances de l'adversaire. Les Verts, eux, jouent le football. Ils construisent. Ils cherchent. Et quand ça ne vient pas, ils font sortir les défaillances de leurs adversaires.
Benbouali pivote vers le spectacle
Le buteur algérien n'est pas vraiment une surprise dans cet effectif. Depuis plusieurs saisons, il accumule les buts dans les compétitions officielles. Son timing en première période du match face à la Jordanie, combiné à son audace offensive, le place dans le top 5 des artisans de cette Coupe du Monde 2026 pour les Algériens. Pas encore décisif en nombre de réalisations, mais présent quand il faut l'être.
Cette tête, c'est du travail quotidien, c'est de la position, c'est de l'anticipation. Benbouali a senti l'appel du ballon avant tout le monde. Il a décalé son placement de quelques centimètres, ce qui lui a permis de prendre de vitesse la défense jordanienne endormie. Le portier n'a rien vu venir. Pas d'économie d'effort, pas de geste mécanique. Une exécution de professionnel qui sait exactement ce qu'il fait.
Autour de lui, les coéquipiers ont senti le coup. Pas un revers, pas une morosité. Au contraire, le vestiaire s'est remis en mouvement. Des appels, des intentions, la volonté de finir le travail. C'est à ça qu'on reconnaît une équipe qui a envie d'avancer dans une Coupe du Monde.
Les Verts restent en course malgré tout
Pris à 1-1, l'Algérie ne perd pas beaucoup face à la Jordanie. Aux yeux des calculs éliminatoires, ce résultat laisse la porte ouverte. Les Verts disposent encore d'une rencontre pour asseoir leur domination. Trois points, même contre une Jordanie solide, représentent l'attente minimale pour Djamel Belmadi et son staff.
Mais mardi matin, ce qui compte surtout, c'est cette égalisation. Elle dit que l'Algérie n'a pas craqué. Elle dit que les individualités font la différence quand les systèmes ne suffisent plus. Elle dit que Benbouali, justement, est capable de pousser l'équipe vers l'avant quand l'inertie menace.
Reste à voir comment les Algériens vont gérer les 45 dernières minutes. La Jordanie, grisée par son avantage, va peut-être chercher à viser la profondeur. Algérie devra rester maîtresse du jeu. Pas se laisser surprendre deux fois. Benbouali a ouvert le chemin, il faudra maintenant que ses partenaires enfoncent la porte. C'est ça, une vraie victoire en Coupe du Monde. C'est ça qui pèse dans les classements finaux, qui donne de la confiance pour la suite.
Jusqu'au coup de sifflet final, tout est possible. Benbouali vient de le prouver.