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Brésil sauve sa Coupe du Monde, Cunha ne cache pas son soulagement

Par Antoine Moreau··4 min de lecture·Source: Footmercato

Malmené par le Japon, le Brésil passe difficilement en huitièmes de finale de la CdM 2026. Matheus Cunha ironise sur l'étroitesse de la qualification de la Seleçao.

Brésil sauve sa Coupe du Monde, Cunha ne cache pas son soulagement

Le Brésil a cru y laisser des plumes. Vraiment. Face au Japon, hier, la Seleçao a tremblé comme jamais, obligée de puiser dans ses dernières ressources pour arracher un résultat acceptable et valider son ticket pour les huitièmes de finale de la Coupe du Monde 2026. Pas de quoi pavoiser, pourtant. Matheus Cunha l'a bien compris en sortant du terrain avec ce petit sourire entendu, ce genre de sourire qui dit sans rien crier : on l'a eu, mais c'était chaud.

Quand le géant jaune trébuche presque

Avant d'en arriver là, il faut rembobiner. Le Brésil, c'est censé dominer, impressionner, faire peur. Pas se battre contre les cordes pendant 90 minutes face à une équipe en pleine renaissance. Pourtant, c'est exactement ce qui s'est produit. Les hommes de la Seleçao ont trouvé face à eux un Japon décomplexé, organisé, pressant haut et refusant de se coucher comme prévu dans le scénario hollywoodien. La défense brésilienne, censée être l'une des plus solides du tournoi, a montré des failles, des trous par lesquels les Japonais s'engouffraient avec aplomb.

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À la 45e minute, le Brésil menait péniblement. Péniblement. Voilà le mot qui résume le malaise. Ce n'était pas du jeu séduisant, ce n'était pas du contrôle tranquille. C'était du foot de combat, du foot de survie, exactement ce que les Brésiliens redoutent en Coupe du Monde depuis 2014. Les statistiques le confirment : 54% de possession pour le Brésil, mais 11 tirs cadrés côté japonais contre 8 pour la Seleçao. Des chiffres qui parlent d'une équipe affaiblie, perturbée, loin de son niveau habituel.

Le Japon aurait pu croire au miracle en deuxième période. Mais c'est là que le Brésil, même malmené, même en difficulté, a montré qu'il possédait cette capacité à se transcender quand l'essentiel est en jeu. Pas de génie, pas d'éclat technique majeur. Juste de la résistance. Du caractère. Matheus Cunha, entré en cours de jeu, a contribué à cet effort collectif, non pas par une performance étincelante, mais par cette densité défensive, cette présence harcelante qui a finalement asphyxié les Japonais.

La qualification amère qui interroge

Alors oui, le Brésil est qualifié. Mathématiquement, c'est fait. Mais à quel prix ? Voilà la vraie question qui se pose dans les vestiaires de la Seleçao. Peut-on vraiment parler de victoire quand on passe aussi péniblement la main à un adversaire qu'on devrait écraser sur tous les plans ? Quand on voit, sur le banc de touche, Matheus Cunha lâcher cette pointe d'ironie presque malgré lui, c'est qu'il a senti, lui aussi, le malaise.

Les Brésiliens vont maintenant croiser un adversaire de huitièmes de finale qui, lui, aura eu le temps de se préparer, de relever la tête, de croire à ses chances. C'est un changement majeur par rapport aux autres tournois où le Brésil pouvait se contenter de dominer ses poules sans forcer. Cette année, la Seleçao s'est fait rappeler à l'ordre : on ne gagne pas une Coupe du Monde en roulant les mécaniques.

Ce qui frappe, c'est l'absence de sérénité. Avec 2 victoires et 1 match nul en phase de groupes, le bilan est respectable sur le papier. Mais les observateurs avertis savent que ce Brésil-là ne joue pas son meilleur football, que quelque chose cloche dans la mécanique, que Vinícius Júnior, Rodrygo et consorts ne déploient pas leur potentiel offensif habituel. Quatre-vingt-dix minutes contre le Japon aurait dû être une promenade de santé. Ça n'a pas été le cas.

Matheus Cunha en a ri, mais c'était le rire de celui qui a échappé de justesse à quelque chose. Le rire du soulagé, pas du vainqueur. Et ça, ça dit tout sur l'état d'esprit brésilien à l'approche des vraies épreuves. Le Brésil est en route pour le Graal de 2026, mais il arrive blessé, usé, sans la confiance inébranlable qui a longtemps caractérisé la Seleçao. Les semaines à venir diront si c'est un détail ou un omen.

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