Expulsé face au Chili, Rafael Leão craignait de manquer le début du Mondial 2026. La Fédération portugaise a obtenu gain de cause : l'ailier de l'AC Milan sera bel et bien de la partie contre la RD Congo.
Il a eu chaud. Très chaud. Rafael Leão a frôlé la catastrophe sportive en s'exposant à une expulsion qui aurait pu transformer son été 2026 en cauchemar. Mais la Fédération portugaise ne l'entendait pas de cette oreille. Quelques jours après le rouge controversé du génie offensif milanais face au Chili, lors d'un match de préparation endiablé, les instances lusitaniennes ont remué ciel et terre pour annuler cette sanction. Mission accomplie : Leão jouera contre la RD Congo le jour de l'entrée en lice du Portugal à la Coupe du Monde 2026. Ouf.
L'expulsion qui aurait changé l'histoire
Revenons à ce moment d'intense tension. Lors de la première sortie préparatoire du Portugal face aux Chiliens, dans les derniers instants de la première mi-temps, l'arbitre avait dégainé son carton rouge pour Leão. Les images restaient floues, contestées d'ailleurs par le staff portugais qui voyait là une surréaction, une interprétation trop stricte du règlement. En football, quelques secondes suffisent pour basculer d'un monde à l'autre. Leão aurait pu être privé d'un Mondial : c'est l'ampleur du risque qui explique pourquoi la Fédération n'a pas lâché prise une seule seconde.
L'ailier de 24 ans, auteur d'une saison 2025-2026 plutôt en demi-teinte à Milan avec 4 buts et 3 passes décisives en 28 apparitions, avait besoin de ce tournoi pour redorer son blason. Manquer le premier match face à la RD Congo aurait représenté un coup dur psychologique autant que tactique pour la sélection de Roberto Martínez. Le Portugais n'est pas juste un joueur interchangeable : c'est une arme offensive majeure, capable de décrocher des différences sur un dribble ou une course piquante.
La demande d'annulation a prospéré auprès des instances de la FIFA. Les autorités ont penché pour le Portugal en estimant que l'expulsion initiale manquait de fondement ou, du moins, que la proportionnalité n'était pas respectée. Leão respire. La Coupe du Monde n'attendra personne, et lui il y sera.
Un Portugal attendu au tournant dès le premier acte
Sur le papier, la RD Congo n'effraie personne. Mais la Coupe du Monde 2026, partagée entre les États-Unis, le Mexique et le Canada, change les équilibres habituels. Le Portugal figure parmi les nations susceptibles de soulever le trophée, aux côtés de la France, de l'Argentine, de l'Allemagne et de l'Espagne. Roberto Martínez, l'ancien sélectionneur belge qui a pris les rênes en 2023, s'attend à piloter une équipe offensive capable de scorer en rafales.
Avoir Leão disponible dès le match d'ouverture facilite les choses. Son profil, rapide et déroutant, correspond à la philosophie de jeu que Martínez tente d'implanter. Aux côtés de Cristiano Ronaldo, du meneur de jeu Bruno Fernandes ou des jeunes talents en émergence, Leão forme une attaque dont les adversaires ne sauront où donner de la tête.
Le groupe de la sélection portugaise compte sur lui pour ne pas trébucher face à une formation congolaise en reconstruction. Les deux autres rivaux du groupe — à confirmer selon le tirage final — pourraient s'avérer plus coriaces, mais cette première sortie doit être expédiée sans traîner. Les trois points sont non négociables si le Portugal veut vraiment caresser le rêve mondial.
Milan entre inquiétude et soulagement
À l'Associazione Calcio Milan, on respirait aussi. Le club lombard, qui brigue une place en Ligue des champions l'an prochain, observe ses joueurs sous le feu des projecteurs internationaux. Leão represent une pièce maîtresse du projet offensif rossoneri. Son absence à la Coupe du Monde aurait été pénible sur le plan sportif mais aussi médiatiquement embarrassante pour la Maison Milan, déjà fragilisée par une saison en demi-teinte.
Cela dit, l'ailier doit comprendre que cette seconde chance ne lui autorise aucun relâchement au Portugal. Le moindre débordement, le moindre abus de confiance et les critiques se déchaîneront. Les journalistes, les supporters, les analystes videoludiques des réseaux sociaux attendent tous son implosion ou son apothéose. Leão sait que chaque geste sera décortiqué.
Le Portugal débute son aventure quelques jours seulement après ce rebondissement. Leão a eu sa chance, il ne faudra pas la gâcher. Le Mondial se joue pour ceux qui osent, qui agissent, qui ne tremblent pas face à la pression. Si l'ailier de 24 ans trouve l'étincelle qu'on attend de lui depuis des mois, le Portugal pourrait bien surgir comme l'une des surprises agréables de ce tournoi. Mais tout commence par la RD Congo, avec un homme qui a failli tout perdre en quelques secondes.