José Mourinho veut Morten Hjulmand au Real Madrid. Le capitaine du Sporting CP pourrait quitter Lisbonne pour environ 50 millions d'euros, bien en dessous de sa clause libératoire de 80 millions.
José Mourinho n'a pas traîné. À peine installé à la Maison Blanche, l'entraîneur spécialiste des transferts ambitieux cible déjà Morten Hjulmand, le capitaine du Sporting CP qui caracole en tête du championnat portugais. La Cadena COPE l'a révélé cette semaine : le Special One regarde du côté de Lisbonne, et pas pour les pâtisseries de Belém. Le message est clair — il faut du sang nouveau, du jus, du leadership. Hjulmand incarne tout ça.
Le Danois de 24 ans n'est pas un inconnu. Depuis son arrivée à Sporting en 2021, le milieu défensif accumule les prestations de patron. Capitaine depuis maintenant deux saisons, il a joué 78 matches en deux ans et demi. 78 matchs qui ont façonné un profil rare : dur au combat, technique sûre, leadership naturel. C'est le genre de joueur qui gagne les ballons et qui les distribue intelligemment, sans prise de tête. Les chiffres du Sporting confirment d'ailleurs que le club tourne autour de lui — dans une période où Porto et Benfica capitulent, Sporting vole.
Quand 50 millions deviennent une bonne affaire
Voilà l'intéressant du dossier : la clause de Hjulmand atteint 80 millions d'euros. Elle existe, elle est formelle, elle est publique. Mais Mourinho, qui a toujours su négocier comme peu d'entraîneurs, imagine d'ores et déjà convaincre Sporting de lâcher prise pour environ 50 millions. Trente millions d'euros d'écart. C'est énorme. C'est même le nerf de ce dossier.
Pourquoi Sporting accepterait ? Parce qu'un vent de fatalité souffle sur l'Estádio José Alvalade. Hjulmand rêve d'ailleurs — c'est normal pour un jeune talent portugais de cette trempe. Une offre du Real Madrid n'est pas une demande ordinaire. C'est presque un ordre du football. Réclamer les 80 millions, c'est courir le risque de déstabiliser le vestiaire, de créer une frustration. Mieux vaut céder à 50 millions et garder l'harmonie, surtout quand on dispute les coupes européennes.
Le Real Madrid, lui, y gagne sur tous les tableaux. Cinquante millions pour un capitaine en forme, juste au bon âge, qui a déjà prouvé sa consistance en première division. C'est le deal que les Madrilènes adorent — astucieux, économe, audacieux.
Mourinho relance la machine à talent
L'arrivée de José Mourinho au Real Madrid en novembre a déjà changé l'atmosphère. Le Special One ne s'éternise jamais dans les courtoisies — il arrive, il scrute le marché, il identifie ses cibles, il agit. Hjulmand colle à son profil : un profil d'équipe, pas une star immédiate mais un bâtisseur. Mourinho a bâti ses meilleures équipes sur des milieux défensifs solides. Demandez à Claude Makélélé, à Thiago Motta, à tous ceux qui ont joué pour lui.
Le contexte sportif aide aussi. Le Real Madrid, c'est vrai, a perdu de la densité au cœur du terrain. Il manque cette autorité tranquille, cet homme qui reprend le ballon et qui impose le rythme. Jude Bellingham fait des merveilles en attaque, mais Hjulmand pourrait être le parfait équilibreur, le décrasseur, celui qui offre la stabilité quand la création s'emballe.
Autres intérêts se dessinent pourtant. Quand Madrid fonce, d'autres clubs renifient. Manchester City, Manchester United, peut-être un club anglais — il y a toujours des vulpards anglais près des pépites européennes. Mais le Real a un avantage : Mourinho. Son charisme, son CV, sa façon de raconter un projet. Un entraîneur de ce calibre qui t'appelle personnellement, c'est un argument qu'on ne négocie pas.
L'heure de l'explosion pour Hjulmand
Quant à Hjulmand, il serait bien naïf de prétendre que le capitaine du Sporting ignore ce qui se passe. À 24 ans, rejoindre le Real Madrid, c'est l'accélérateur de carrière. C'est transformer un bon joueur portugais en acteur européen majeur en quelques mois. Regarde ce qui s'est passé avec d'autres arriérés danois — Eriksen, Christian Nørgaard avant lui. Dès qu'ils franchissent la porte d'une grande écurie, leur gabarit semble soudain plus grand, plus imposant.
Le timing est aussi favorable. L'Euro 2024, c'est demain. Hjulmand servirait la Danemark en tant que joueur du Real Madrid, pas du Sporting. C'est un détail qui compte dans les vestiaires de sélections — les maillots des grands clubs portent un poids différent. Passer par Madrid avant d'autres aventures, c'est structurer un CV, c'est donner une légitimité durable.
Ce qui se joue réellement, c'est le rythme de renouvellement au Real Madrid. Mourinho ne surgit jamais pour faire plaisir. Il arrive avec une idée, un plan, une philosophie. Hjulmand rentre dans ce plan. Les négociations avec Sporting pourraient débuter dès janvier. Cinquante millions d'euros — un prix qui arrange tout le monde. Mourinho l'aura voulu ainsi.