Ismael Saibari poursuit son festival offensif avec les Lions de l'Atlas. Le futur Munichois écrit l'histoire du Maroc dans les qualifications de la Coupe du monde.
Ismael Saibari ne rate plus rien. Alors que le Maroc prépare son assaut vers la Coupe du monde 2026, l'attaquant des Lions de l'Atlas continue de frapper. Encore buteur, encore décisif, encore incontournable. Le joueur formé à Anderlecht et qui s'apprête à rejoindre le Bayern Munich a transformé ses prestations sous le maillot marocain en déclaration de potentiel. C'est simple : il devient impossible à ignorer.
Saibari, le vrai9 que le Maroc attendait
Depuis des mois, les observateurs du football marocain scrutaient ce profil prometteur. Ismael Saibari n'était pas une star attendue, plutôt une révélation progressive. Mais voilà qu'il s'impose progressivement comme l'élément offensif majeur de Walid Regragui. Pas un virevolteur de côté, pas un numéro dix fantasque — un vrai buteur, celui qui tue les matchs.
Sa signature au Bayern Munich l'an prochain officialise d'ailleurs ce statut. Les Munichois ne payent pas pour un joueur de talent brut ; ils investissent dans un buteur complet, capable de combiner technique de balle et pragmatisme devant le but. À 23 ans, Saibari possède déjà cette maturité offensive que les grands clubs recherchent. Le timing n'est pas un hasard : la Bavière a vu ce que les Lions de l'Atlas construisaient patiemment.
Durant les qualifications de la Coupe du monde 2026, le Maroc mise tout sur cette génération offensifs. Après l'euphorie du Mondial 2022 en Qatar et la semi-finale perdue contre la France, Regragui a compris qu'il fallait rajeunir le secteur offensif. Saibari incarne cette mutation. Hakim Ziyech vieillit, Sofiane Boufal se cherche encore — Saibari, lui, monte, constamment.
Son dernier but n'est pas qu'un chiffre de plus au compteur. C'est une confirmation. Dans cette zone qui va de l'équateur au penalty adverse, Saibari gagne des duels, crée des espaces, tue les transition. Les équipes concurrentes devront désormais construire leur schéma défensif en pensant d'abord à lui.
Le Maroc trace vers 2026 en mode offensive
Walid Regragui sait qu'il possède un atout. Depuis son arrivée en 2022, il a progressivement transformé le Maroc d'une équipe friable en mur défensif à une formation capable de scorer rapidement et d'éteindre les matchs. Cette évolution passe par des joueurs comme Saibari.
Les chiffres racontent une histoire. Sur les cinq derniers matchs de qualifications, le Maroc a signé 11 buts, dont plusieurs auraient pu être évités par la gestion du jeu — mais peu importe, l'attaque marche. Les Lions de l'Atlas se battront pour la première place de leur groupe en sachant qu'au moins un buteur fiable peut être lancé à chaque match.
- 11 buts en 5 matchs de qualification pour le Maroc
- 4 buts pour Ismael Saibari depuis le début des qualifications 2026
- Le Bayern Munich prêt à débourser 35 millions d'euros pour le signer
- 23 ans : l'âge auquel Saibari devient élément clé du projet marocain
Le Maroc a goûté à la magie d'une Coupe du monde surprise. Maintenant, il veut prouver que ce n'était pas un accident. Regragui construit une équipe pour 2026, pas juste pour les qualifications. Saibari entre dans ce puzzle. Avec lui, les Lions ont une vraie gâchette. Sans lui, ils devraient compter sur l'efficacité collective, moins garantie.
La trajectoire du joueur fascinera d'ailleurs les observateurs. Comment un enfant des rues d'Anvers, déjà prêté à Anderlecht, révélé tardivement, a pu devenir un crack convoité par l'Allemagne ? Parce qu'il a été patient. Parce qu'il a travaillé son positionnement défensif autant que son instinct de tueur. Et parce qu'il a choisi le Maroc comme maison, rejeton d'une immigrations maghrébine vers la Belgique.
Ismael Saibari incarne aussi une mutation du football européen. Les grandes écoles belges ne suffisent plus à former les talents ; ils ont besoin d'aire de jeu internationale, de compétitions exigeantes. Les qualifications pour le Mondial offrent ça : de vrais enjeux, des vraies défenses, une vraie pression. Saibari s'y est épanoui.
Le Bayern Munich a raison de miser sur lui. Mais le Maroc aussi. Car avant de devenir bavarois, Saibari sera marocain jusqu'à la fin de son contrat avec les Lions. Et dans les mois qui viennent, il devra confirmer cette série offensive aux Pays-Bas, en Belgique, face aux grandes nations. Là, le vrai test l'attend.
Regragui le sait : un buteur qui flambe en phase de qualification doit être protégé, nourri, préservé. Saibari ne sortira pas du projet marocain avant le Mondial 2026. En attendant, il continue à écrire les premières pages de sa légende. Et chaque but rapproche le Maroc d'une nouvelle révolution.