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Football

Dugarry dézingue les larmes de Ronaldo, Al-Nassr champion saoudite

Par Thomas Durand··5 min de lecture·Source: Footmercato

Cristiano Ronaldo a enfin remporté son premier titre en Arabie saoudite avec Al-Nassr. Mais Christophe Dugarry refuse de tomber dans le piège émotionnel du Portugais.

Dugarry dézingue les larmes de Ronaldo, Al-Nassr champion saoudite

Il y a des moments où un joueur pleurer sur le terrain devient un acte de pure politique sportive. Cristiano Ronaldo lâche quelques larmes après avoir décroché le titre en Arabie saoudite avec Al-Nassr, et voilà que les réseaux s'embrasent. Mais Christophe Dugarry, lui, n'a pas envie de jouer le jeu. L'ancien attaquant français tire le signal d'alarme : attention à ne pas confondre nostalgie et victoire.

Pourquoi ces larmes sonnent étrangement creux pour Dugarry ?

Dugarry regarde au-delà de la surface, et c'est justement là que ça devient intéressant. Cristiano Ronaldo n'a pas remporté un trophée prestigieux en Premier League ou en Champions League. Il a gagné en Arabie saoudite, dans une compétition où les ressources financières monstrueuses de quelques clubs garantissent d'avance leur domination. Al-Nassr a injecté des centaines de millions pour l'amener, puis pour renforcer son effectif. Gagner dans ces conditions, même après presque deux années sans titre, n'a pas la même saveur qu'une victoire arrachée face aux plus grandes formations mondiales.

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Le contexte change tout. Entre janvier 2022, date de son arrivée à Manchester United après son épisode à la Juventus, et septembre 2023, quand il s'engage en Arabie saoudite, Ronaldo accumule les saisons blanches. Pas de Ligue des champions, pas de Premier League, pas de coupe majeure. Douze ans sans remporter un titre collectif avec le Portugal depuis 2016. Alors oui, Al-Nassr, ça soulage. Mais pour Dugarry, c'est comme gagner une Ligue 2 après avoir dominé la Ligue 1 pendant deux décennies. Le soulagement ne doit pas se confondre avec la victoire dont on rêve vraiment.

Y a-t-il encore quelque chose à prouver pour Cristiano Ronaldo ?

C'est la question qui divise. D'un côté, on peut argumenter que tout trophée compte, peu importe la compétition. Du côté de Dugarry, il y a une forme de mépris pour l'équivalent sportif de la retraite dorée. Un champion qui va chercher des titres où il n'a pas de vrai concurrent, ce n'est plus un compétiteur, c'est un collecteur de récompenses de consolation.

Ronaldo a remporté 32 trophées majeurs dans sa carrière. Cinq Ballon d'Or. Il a dominé l'Europe pendant plus d'une décennie. Ses records en Ligue des champions, ses statistiques de buteur à tous les étages du football professionnel, c'est du béton. Alors quand il arrive à 39 ans en Arabie saoudite et qu'il gagne un championnat avec un budget sans équivalent régional, que peut-on vraiment célébrer ? Le retour à la victoire, certes. Mais pas l'impression que le lion a retrouvé sa couronne.

Dugarry soulève un point historique : les plus grands champions ne cherchent jamais les trophées faciles. C'est même le contraire. Pélé au Brésil, Maradona en Argentine, Zidane en France, tous ont toujours voulu se mesurer aux meilleurs, même en fin de carrière. Ronaldo, lui, s'est volontairement placé dans un écosystème où il était prédestiné à gagner. Pas le même ADN compétitif.

Al-Nassr champion, mais à quel prix réel pour Ronaldo ?

Techniquement, le Portugais a raison d'être heureux. Al-Nassr a terminé champion de la Saudi Pro League avec 87 points, surclassant ses poursuivants. Ronaldo lui-même a contribué en apportant sa notoriété, son expérience, et une certaine aura même si ses statistiques n'ont pas explosé. Mais voilà où Dugarry fronce les sourcils : ce titre est un miroir aux alouettes qui distrait de la réalité. Ronaldo ne joue plus au plus haut niveau compétitif. Il ne reste plus rien à prouver sportivement, mais il y a quelque chose de pathétique à pleurer sur une victoire de ligue saoudienne.

Les larmes de Ronaldo racontent une histoire de frustration accumulée, de mois sans trophée qui ont dû peser. Mais elles racontent aussi l'histoire d'un champion qui n'a pas su garder son trône à Manchester United, qui a échoué à Manchester City (il n'y est même pas allé tant c'était humiliant comme perspective), et qui a fini par accepter l'offre saoudienne en dernier recours. C'est l'histoire d'une fin de carrière qui n'a pas sui le scénario prévu.

Dugarry refuse de s'apitoyer. Et il y a quelque chose de sain dans cette position. Car valoriser ce titre à sa juste mesure, c'est reconnaître que Ronaldo a basculé d'une ère à l'autre : celle du champion qui rivalise avec les meilleurs, à celle du joueur qui cherche les compétitions où il ne risque rien. C'est un basculement qu'on observe chez tous les athlètes vieillissants, mais chez Cristiano, c'est particulièrement visible parce qu'il a dominé si longtemps qu'on a oublié qu'il devrait, un jour aussi, plier.

Le titre d'Al-Nassr ne changera rien au bilan de Ronaldo. Il ne rajeunira pas l'homme. Il ne lui permettra pas de rejouer la Champions League au plus haut niveau. Il ne le rendra pas plus compétitif aux yeux des observateurs les plus exigeants. C'est un titre de gestion, pas de conquête. Et Dugarry a raison d'appeler un chat un chat : avec Al-Nassr en Arabie saoudite, Ronaldo remporte un trophée, mais ce n'est pas une victoire.

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