Aller au contenu principal
Football

Riolo enfonce la FIFA sur le format grotesque de 2026

Par Thomas Durand··4 min de lecture·Source: Footmercato

Le consultant vedette de RMC dénonce l'absurdité du nouveau format de la Coupe du Monde. Avec 12 groupes de 4, les petites nations n'ont aucune chance réelle.

Riolo enfonce la FIFA sur le format grotesque de 2026

Daniel Riolo ne mâche pas ses mots. Alors que la Coupe du Monde 2026 vient à peine de débuter, le consultant star de RMC Sport balaye d'un revers de main le nouveau format monstrueux imaginé par la FIFA. Douze groupes de quatre équipes au lieu de huit groupes de trois : une architecture qui, selon lui, transforme la compétition en farce organisée pour les grandes puissances.

Pourquoi ce format avantage systématiquement les mêmes ?

Regardez la math : avec quatre équipes par groupe, deux seulement se qualifient pour les huitièmes. C'est mathématiquement brutal. Une petite sélection qui ne gagne pas ses deux premiers matchs joue déjà pour son honneur, privée de toute ambition réelle d'avancer. Le suspense disparaît, remplacé par une résignation d'avance.

BetBurger - Surebets et Valuebets en temps réel

Scanner professionnel de surebets et valuebets pour maximiser vos gains sportifs.

Découvrir BetBurger →

18+ | Les jeux d'argent peuvent être dangereux. Jouez responsablement.

Riolo pointe du doigt une réalité que les chiffres confirment : les équipes européennes et sud-américaines trustent à eux seuls plus de 60% des places de qualifiés depuis deux décennies. Avec ce nouveau format, le clivage entre grandes et petites nations s'accentue encore. Un sélectionneur du Kirghizistan ou de la Jamaïque sait pertinemment, avant même d'affronter la France ou l'Argentine, qu'il joue contre des murs infranchissables.

Le consultant évoque aussi cet absurde détail logistique : les matchs de la dernière journée de poules ne se dérouleront pas tous en même temps. Comment éviter les arrangements entre équipes quand certains groupes jouent des heures après d'autres ? La FIFA a bricolé une solution qui ressemble à du patchwork administratif plutôt qu'à de la gouvernance sportive.

Où est passée la magie de l'inattendu ?

Souvenez-vous du South Africa 2010. La Slovaquie en huitièmes contre l'Italie, l'Afrique du Sud éliminant la France en phase de groupes. Ces moments où la hiérarchie se faisait oublier. Possible ? Oui. Probable ? Non. Mais possible. C'était ça, la Coupe du Monde : une fenêtre où les probabilités n'avaient plus droit de cité.

Avec le format 2026, cette fenêtre se referme. Seize équipes seulement sur les 104 participants auront réellement une chance d'atteindre les quarts. Les autres jouent un tournoi parallèle auquel personne ne croit. Riolo dénonce une compétition devenue prévisible, où les scénarios de débâcle pour les petits sont écrits d'avance.

L'entourage du consultant explique qu'il n'y a là rien d'inédit : la FIFA a historiquement construit ses réformes pour protéger les intérêts télévisuels des grandes nations. C'est simple, commercial, sans poésie. Personne ne se lève à minuit pour regarder la Moldavie contre l'Égypte si les deux équipes sont mathématiquement éliminées après deux journées.

Qui profite vraiment de ce cirque organisé ?

Les fédérations européennes et les grosses puissances, évidemment. Mais aussi les droits télé, captifs entre les mains des mêmes acteurs depuis quinze ans. Infantino et ses équipes ne cachent même plus : maximiser les revenus prime sur l'équité sportive.

Riolo revient sur un point que beaucoup oublient : la Coupe du Monde 2026 aura 48 équipes, soit seize de plus que 2022. Une expansion qui aurait pu démocratiser la compétition, donner des chances réelles à des sélections d'Asie, d'Afrique ou d'Amérique centrale. Au lieu de ça, la FIFA a trouvé une formule qui intègre les nouveaux venus pour les condamner à la figuration.

Le consultant insiste : c'est une trahison du projet initial. Quand la FIFA a annoncé l'élargissement, on a cru à un acte de générosité fédérale. Naïveté. Les petits nations paient l'accès au Mondial pour vivre l'expérience d'une défaite collective programmée.

Les débats qu'on aurait pu avoir sur les chances réelles des sélections émergentes ? Enterrés sous une architecture qui les étouffera dès novembre 2025. Riolo termine en évoquant une Coupe du Monde où les surprises seront plus rares que jamais. Pas plus tard qu'en 2022, l'Arabie Saoudite sortait l'Argentine. Pensez-vous sincèrement que ça pourrait se reproduire en 2026 avec ce format ? Non. C'est tout dire.

Pour aller plus loin

Équipement football 🛒

Tous les guides →

Comparatifs détaillés et meilleurs prix sur les équipements football.

Outils & paris sportifs

Hub complet →

Articles similaires