Alors que l'avenir de Mohamed Salah s'éloigne d'Anfield, Arne Slot prépare ses coups. Trois candidats sont déjà ciblés pour succéder à l'Égyptien.
À Liverpool, on ne panache pas. Quand une légende menace de partir, on agit. Mohamed Salah n'a toujours pas prolongé son contrat qui court jusqu'en juin 2025, et les négociations n'avancent qu'au ralenti. Pendant que les médias londoniens spéculent sur une possible fin de saga, Arne Slot et sa direction ont pris les choses en main. Fini l'attente passive : trois profils ont déjà été identifiés pour prendre la succession de l'homme qui a marqué 156 buts en 254 matchs sous le maillot rouge.
Cette anticipation révèle une certitude chez les décideurs d'Anfield. On sait lire entre les lignes : si Salah ne signe pas d'ici janvier, son départ est envisagé sérieusement. Et quand Liverpool se projette, ce n'est jamais pour faire semblant. La direction des Reds a appris à ses dépens que laisser un cadre partir sans plan B était une faiblesse. Philippe Coutinho en 2018, puis Luis Díaz en arrivée pour compenser les départs potentiels — la machine de Merseyside tourne désormais de façon quasi prévisionnelle.
Les trois pépites en embuscade
Impossible pour l'instant de tout divulguer, mais les contours émergent. Liverpool scrute le marché mondial avec une précision chirurgicale. Vitesse, efficacité offensive et capacité à créer des différences — voilà le cahier des charges. Les trois candidats sérieux viennent d'horizons différents, ce qui indique une stratégie tous azimuts : la Premier League d'abord, bien sûr, mais aussi l'Espagne, l'Italie et les championnats nordiques.
Le premier profil envisagé possède cette redoutable combinaison de précocité et de constance que réclame Anfield. Il s'agit d'un jeune ailier capable de générer des situations de but tout en étant bon finisseur. Avec plus de 8 passes décisives et 5 buts cette saison déjà, il incarne exactement ce que Salah apporte : une polyvalence offensive.
Le deuxième est davantage un pur buteur, capable d'occuper l'aile droite avec la même domination que Mohamed Salah. Son profil ressemble à celui d'un ailier classique de Bundesliga ou de La Liga — rapide, technique, avec un pied droit très inspiré. Liverpool l'a repéré depuis plusieurs mois déjà.
Quant au troisième, il représente une piste plus exotique. Moins attendue, elle pourrait devenir la grande révélation si le club s'y engage vraiment. C'est un pari sur l'évolution, un jeune talent en progression constante qui ne demande qu'une opportunité pour exploser.
Pourquoi Salah reste la grande énigme
Depuis la nomination d'Arne Slot, l'ambiance a changé à Liverpool. Le nouvel entraîneur néerlandais, arrivé pour remplacer Jürgen Klopp, incarne une nouvelle philosophie : plus directe, moins émotionnelle, plus contractuelle aussi. Avec lui, les prolongations ne traînent pas. C'est une donnée à laquelle Salah devra se confronter.
L'attaquant égyptien, qui gagne environ 18 millions d'euros par an, réclame davantage pour rester. Ce scénario-là avait déjà échoué avec le contrat de Virgil van Dijk, dont la signature a été annoncée trois fois avant d'être finalement confirmée. Mais cette fois, c'est différent. Liverpool ne prendra pas le risque de perdre Salah libre en juin 2025. Soit il prolonge rapidement à des conditions acceptables, soit il part cet hiver pour ne pas quitter le club en position de faiblesse.
Les trois pistes d'ailleurs ne sont pas un cache-misère ou une mesure purement préventive. Slot réfléchit à l'architecture de son équipe offensively. Salah, à 32 ans, ne joue plus les 38 matchs de Premier League. Son apport, même décisif, est moins omniprésent qu'avant. Un remplaçant jeune, affamé, prêt à se battre au quotidien — c'est logiquement le prochain investissement du secteur offensif.
La bataille des courants d'air se dessine
Ce dossier Salah s'inscrit dans un contexte plus large de mercato d'hiver où les gros clubs bougent enfin. Arsenal et Manchester City, traditionnels concurrents de Liverpool, ne restent pas inactifs. Les trois profils ciblés par les Reds risquent d'attirer d'autres courtisans dès janvier.
La question du prix sera évidemment cruciale. Un ailier confirmé pour remplacer Salah coûtera au minimum 50 à 70 millions d'euros. Liverpool, qui a dépensé lourdement cet été (plus de 100 millions), aura-t-elle la capacité financière d'investir aussi massivement en hiver ? Probablement pas sans vente préalable. D'où l'intérêt de cette triple piste : garder des options à coût variable.
Arne Slot a aussi la particularité de ne pas faire de sentiment. À Feyenoord, il avait appris à opérer des rotations, à challenger ses cadres, à créer une émulation. Salah est une légende, certes, mais une légende qui doit aussi justifier son statut chaque week-end. Si les négociations s'enlisent vraiment, Slot sera probablement celui qui tranchera en faveur d'une transition, même si cette transition paraît impensable pour les supporters.
Cet hiver sera décisif. En janvier, soit Salah aura signé sa prolongation et Liverpool abandonnera ses trois pistes, soit le feuilleton continuera, les trois candidats arriveront, et un nouveau Liverpool verra le jour. Pas plus mal finalement. À Anfield comme ailleurs, les dynasties se renouvellent ou elles disparaissent. Slot l'a bien compris.