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Football

Zidane à l'arrêt, l'Algérie face à son cauchemar gardiens

Par Thomas Durand··5 min de lecture·Source: Footmercato

Double fracture à la mâchoire pour Luca Zidane à trois semaines du Mondial. L'Algérie tremble pour son portier titulaire.

Zidane à l'arrêt, l'Algérie face à son cauchemar gardiens

Trois semaines avant le coup d'envoi de la Coupe du Monde, l'Algérie vient de recevoir un coup à la poitrine. Luca Zidane, gardien titulaire de la sélection nationale, souffre d'une double fracture à la mâchoire et au mentin, selon nos informations. Un scénario catastrophe pour Djamel Belmadi qui n'avait pas prévu de commencer sa préparation mondiale en cherchant un nouveau portier de dernier moment.

Le coup est tombé en pleine période de club pour le gardien de 26 ans. Zidane, qui reste l'une des figures de stabilité dans le projet algérien depuis deux ans, ne participera pas aux derniers entraînements collectifs prévus avant le départ pour le Qatar. Les délais de récupération d'une double fracture mandibulaire ne plaisantent pas : minimum quatre à six semaines d'immobilisation dans le meilleur des cas, davantage si des complications apparaissent.

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Pour Belmadi, c'est un vrai problème tactique. En deux ans, son gardien a disputé 18 matches avec l'Algérie. Il incarnait cette solidité défensive qui manquait à la sélection depuis la fin de l'époque Rais M'bolhi. Ses relances au pied avaient d'ailleurs contribué à moderniser le jeu algérien. Perdre un portier à cette étape, c'est aussi perdre une certaine continuité de projet.

Un gardien en pleine confiance avant la catastrophe

Luca Zidane n'était pas un inconnu avant d'être retenu par Belmadi. Fils de Zinédine Zidane, il a grandi dans les académies de football, mais c'est en Algérie qu'il a trouvé sa place. Pas dans le projet paternel, ni même en Europe de haut niveau, mais en sélection algérienne où il a progressivement s'imposé comme titulaire incontestable.

Le gardien avait disputé les trois derniers matches éliminatoires, maintenant sa porte inviolée à deux reprises. Une performance qui avait consolidé sa position avant ces rendez-vous mondiaux. Belmadi lui faisait confiance, les supporters algériens avaient accepté ce choix malgré le patronyme. Zidane avait réussi ce tour de force : faire oublier son nom pour ne laisser parler que son talent.

Cet accident survient dans un contexte où l'Algérie cherchait justement à renforcer sa compétitivité défensive. Le groupe mondial était en cours de finalisation, et le bloc arrière semblait enfin verrouillé. La double fracture change tout ce calcul. Les examens d'imagerie médicale confirmeront probablement dans les 48 heures si une intervention chirurgicale est nécessaire ou si une contention suffira.

Belmadi face à un choix cornélien et une fenêtre qui se ferme

Riad Belmadi dispose théoriquement d'autres options. Les gardiens de seconde ligne comme Oussama Benbot ou Sofiane Quezada peuvent prétendre à l'appel, mais aucun ne possède l'expérience de Zidane en grande compétition. L'entraîneur doit trancher en l'absence d'élément de qualité supérieure.

Statistiquement, sur les cinq dernières années, aucun gardien algérien alternatif n'a accumulé plus de huit sélections. Le vivier est sec. Belmadi n'a pas le luxe d'attendre des nouvelles positives en se tournant les pouces. Chaque jour compte, chaque entraînement compte. Si Zidane ne peut pas reprendre d'ici dix jours, c'est un remplaçant qu'il faudra anticiper, avec tous les risques que cela implique.

La fenêtre de recours existe techniquement jusqu'à cinq jours avant le premier match, mais faire débuter un nouveau gardien sans préparation collective est un pari dangereux. Belmadi le sait. C'est pourquoi l'Algérie espère secrètement que Zidane récupérera rapidement, quitte à commencer sur le banc le temps que la confiance revienne.

Le timing reste cruel. Deux mois plus tôt, personne n'y aurait pensé. Deux mois plus tard, après le premier match, on aurait trouvé une solution. Mais là, en ce moment où la concentration doit être maximale et les certitudes bien ancrées, cette blessure jette une ombre sur la préparation algérienne.

Les vraies questions qui commencent maintenant

Au-delà de Zidane lui-même, c'est la stabilité émotionnelle du groupe qui se pose. Une équipe à trois semaines de sa compétition majeure a besoin de certitudes. Perdre son gardien titulaire, c'est comme perdre une assurance. Les défenseurs vont se poser des questions. L'entraîneur aussi.

L'Algérie n'a pas participé à une Coupe du Monde depuis 2014, soit dix ans. Ce retour devait être épique, l'occasion de prouver que le projet Belmadi avait du poids. Une attaque de talents avec Mahrez, une défense qui s'était montrée solide lors des éliminatoires, et en dernier rempart, ce Zidane qui incarnait la stabilité.

Les prochaines 72 heures seront décisives. Le club du gardien, les médecins algériens, et Belmadi vont former un créneau d'urgence pour évaluer la vraie nature de cette fracture. Si chirurgie il y a, c'est fini. Si contention suffit, il y a encore une lueur. Mais déjà, l'Algérie tremble. Parce que quand on est une équipe construite sur des fondations récentes et une confiance croissante, on ne peut pas se permettre de basculer trois semaines avant le grand rendez-vous.

Zidane doit revenir. Pas seulement pour son pays. Pour que Belmadi ne soit pas obligé de réinventer ses fondations. Pour que cette Coupe du Monde garde sa vraie saveur. Et pour que l'Algérie, enfin de retour, ne commence pas cette aventure mondiale en ayant déjà perdu ses certitudes.

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